CCCLXXIV
Id.
Ralenti.
GCCLXXVI
Orge
Quelques grains seuls germent.
Cresson
Germe, peu vert.
CCGLXXIX
Orge
Très-ralenti.
Orge et cresson
Très-ralentis.
CCCLXIII
Orge
Très-ralenti, mais pousse très-
bien à l’air libre.
Orge et cresson
Très-ralentis, orge surtout.
Belles-de-nuit
Germent, mais ne poussent plus.
j Ricin
même à l’air libre.
Pas de germination, même à l’air
[ Melon
libre.
1 Orge
Quelques radicelles.
CCCLXXXI
Quelques radicelles ; pousse à
l’air libre.
cccLxvm
j Id. '
) Cresson
Ne germe pas, même à l’air libre.
Germe après avoir ramené à l’air
libre.
( Orge
j Cresson
Rien ; est mort.
Rien; pousse à la pression nor¬
male.
bien plus fortement impressionnées par la pression que celles des belles-de-nuit, qui ressemblent davantage à celles du cressoii.
EXPÉRIENCES SDR LES YÉGÈTAÜX.
Je ferai remarquer, en terminant, que pour obtenir des résultats concluants, il faut mouiller les graines. Sans quoi l’oxygène, malgré la haute tension, ne les tuerait point. Exemple :
Expérience CCCLXXXU. — 19 juillet. On place dans un flacon du blé sec; dans un autre du blé humecté au préalable, mais qui cependant ne baigne pas dans l’eau.
Les deux flacons sont soumis à 15 atmosphères d’un air contenant 70 p. 100 d’oxygène.
31 juillet. Décompression et semis.
Le blé sec pousse parfaitement bien; l’autre pourrit en terre sans rien domier.
§ 2. — Végétation.
Les expériences sur la végétation sont très-difficiles à faire, on le comprend aisément, à cause de l’exiguïté des récipients en verre et de leur peu de transparence. En voici cependant quelques-unes qui sont suffisamment concluantes :
Expérience CCCLXXXIII. — 28 avril. Orge poussée de 10 à 12® dans les grands récipients de gazogène à eau de Seltz (2 lit.).
L’un A, qui est dans le récipient grillé, est fermé et laissé à la pression normale.
L’autre B, récipient non grillé, qui laisse passer plus de lumière, est poussé à 3 atmosphères suroxygénées, que l’on change deux fois par jour.
7 mai. A a plus que doublé de longueur; B n’a pas changé : laissés à l’air libre, les brins jaunissent et meurent.
Expérience CCCLXXXIV. — 23 juillet. Petites sensitives d’environ 6 à 8® de haut, bien vivantes, en pot.
A. Mis en pot dans le récipient d’un litre, avec grillage ; laissé à la pression normale, bien bouché.
B. Autre pot dans récipient semblable, mais sans grillage, et par conséquent dans de meilleures conditions d’éclairage. Porté à 6 atmosphères d’air.
Dès le soir B est insensible.
juillet. Les féuilles tombent à B.
27 juillet. B complètement naort ; A va bien.
Expérience GGCLXXXV. — 1®'" août. Sensitives semblables à celles de l’expérience précédente. Mêmes récipients.
A. A 3 atmosphères. *
EXPÉRIENCES
B. Sous pression normale.
5 août. Toutes deux sensibles et bien portantes.
Expériekce CCCLXXXVI. — 25 juillet. Petites sensitives, bien sensibles.
A. Appareil cylindrique à 4 atmosphères d’oxygène à 80 p. 100 ; tension 320, équivalente à près de 16 atmosphères d’air.
B. Pression normale, air.
27 juillet. A, morte ; B bien sensible.
Ainsi, les sensitives périssent rapidement à 6 atmosphères d’air, et il est plus que probable que les autres végétaux verts mourraient à la même pression, bien que beaucoup moins rapidement. Les végétaux paraissent ainsi redouter l’excès de tension de l’oxygène encore plus que les animaux, même que les animaux à sang chaud.
SOÜS-CHAPITRE 111
KËSIJMl]*
Les expériences contenues dans le présent chapitre prouvent en résumé que sous les pressions supérieures ou inférieures à une atmosphère, la germination et la végétation des plantes vertes sont ralenties, arrêtées même. Gomme pour les animaux, cet effet funeste est dû non à la pression même, mais à la tension de l’oxygène, tantôt trop faible, d’où résulte une sorte d’asphyxie, tantôt trop forte et tuant les graines ou les plantes.
Dans la troisième partie de ce livre, nous tirerons de ces faits les conséquences qu’ils comportent relativement à la distribution géographique des plantes et à l’apparition de la vie végétale à la surface du globe.