‹ La pression barométriqueChapitre 136 sur 191 · C. Orge 16®, tiges longues, grêles, fermées ; cresson · texte numérisé non relu

C. Orge 16®, tiges longues, grêles, fermées ; cresson

D. Orge 15®, feuilles ouvertes, bien vertes; cresson 5®.

20 janvier. A. Orge 11®, tout jaune, mourant ; B et C, orge 20®, tiges jaunâtres ; D, 14®, bien vert.

EXPÉRIEN'CES.

Ainsi B et C ont poussé des tiges plus longues que D, mais qui ne se portent pas aussi bien ; A au contraire est tout à fait malade.

Expériesce CCCLXXYin. — 11 mars. 40 grains d’orge et des graines de cresson sont semés spr papier à filtre mouillé, et placés.

A. Dans une cloche de 2^5, pleine d’air à la pression normale.

B. Cloche de 2^25; pression normale; air contenant 50,2 p. 100 d’oxygène, ce qui correspond à peu près à 1 atmosphère 1/2 d’air.

G. Cloche de 2A6; pression normale; air contenant 45 p. 100 d’oxygène, soit un peu plus de 2 atmosphères d’air.

D. Cloche de 2^,5; pression normale; air à 58,5 p. 100 d’oxygène, soit 2 atmosphères 5/4 d’air.

29 mars. Arrêté l’expérience : l’orge et le cresson ont poussé partout ; à A et B les pousses sont un peu plus vertes et de 1,5 à 2*^ plus longues qu’à C et D. Du reste, l’air de B contient 17,5 d’oxygène seulement, avec 15,4 d’acide carbonique; l’air de C contient 28,2 d’oxygène et 12,5 de CO^ ; celui de D, 44,8 d’oxygène et 11,2 de CO®; l’air de A a été renouvelé.

Expérience CCCLXXIX. — 6 mai. Semis d’orge.

A. Air à 94 p. 100 d’oxygène, soient 4 1/2 atmosphères d’air.

B. Air ordinaire.

15 mai. L’orge a paru aux deux; il semble y avoir quelque avantage pour A, qui est plus vert.

Mais les jours suivants, l’avantage se manifeste à B, et le 20 mai, les pousses de A n’ont que 2 à 5*=, tandis que celles de B ont 8 à

Cependant l’analyse de l’air de B n’y décèle plus d’oxygène, et il s’y trouve 25,4 d’acide carbonique; à A, il y a 19,9 de CO®, et seulement 71,6 d’oxygène.

La tension moyenne de l’oxygène a donc été 4 atmosphères d’air environ.

G. — Faibles pressions : air suroxygéné.

Expérience CCCLXXX. — 4 novembre. Semis d’orge et de cresson sur papier mouillé.

A. A la pression de 5 atmosphères d’un air contenant 86,9 p. 100 d’oxygène. La tension de ce gaz est ainsi de 260, correspondant environ à 12 1/2 atmosphères d’air.

B. Pression normale, air ordinaire.

7 novembre. Rien à A ; quelques pousses à B.

11 novembre. Rien à A; tout a germé à B. L’air de A contient encore 86,2 d’oxygène, avec 0,7 d’acide carbonique.

Je sème sur de la terre humide les graines de A. Le 20 novembre, le cresson commence à pousser, mais l’orge est mort,

Expérience CCGLXXXI. — 51 mai. Semis de grains d’orge sur papier mouülé.

EXPÉRIENCES SUR LES VÉGÉTAUX

A. dans réservoir cylindrique à 3 1/3 atmosphères d’un’ air contenant 34 p. 100 d’oxygène; la tension correspond à 180, soient environ 9 atmosphères d’air.

B. 8s'‘, pression normale, air ordinaire, cloche de 1840==.

3 juin. Aucune germination. Je change l’air à B et l’oxygène à A. Après cette opération, l’air de A contient 46,2 d’oxygène, la pression est poussée à 3 atmosphères ; la tension est donc 138, soient un peu moins de 7 atmosphères.

7 juin. A. A peine quelques radicules; la pression est tombée à 2 atmosphères; l’air contient 2 p. 100 de CO^ et 41,2 d’oxygène.

B. Les pousses ont 3 à 5= et sont très-vertes. L’air contient 8 p. 100 de CO® et 11,2 d’oxygène.

En supposant pour A une pression moyenne de 2 1/2 atmosphères, ou trouve que dans les 4 jours, les graines de A ont consommé, par lOs'' 136== d’oxygène, et celles de B 225==.

Je sème sur de la terre humide les graines de A, qui se développent.

Le tableau XVII résume les résultats principaux des expériences ci-dessus. Elles sont disposées suivant l’ordre croissant des tensions d’oxygène exprimées en atmosphères.

Les diverses méthodes employés concordent pour montrer qu’une augmentation même légère dans la tension de l’oxygène agit d’une manière défavorable à la germination; dès deux atmosphères ou dès 40 p. 100 d’oxygène, elle est nianifestement ralentie.

A 5 atmosphères, ce qui correspond à l’oxygène pur, le retard apporté à la germination est extrêmement considérable.

Au-dessus de 7 atmosphères, les graines ne font que jeter quelques radicules, sans qu’apparaisse leur tigelle.

Enfin, vers 10 atmosphères, les graines d’orge, ramenées à la pression normale, sont mortes et ne germent plus, tandis que celles de cresson résistent et poussent, bien qu’avec une certaine lenteur (expér. CCGLXXX).

Or, les graines de cresson ont des cotylédons minces et secs et ne contiennent pas d’albumen. Je me suis demandé si la mort des germes d’orge ne tiendrait pas à quelque altération chimique de l’albumen considérable qui les accompagne.

Mes expériences sur la fermentation, qui seront rapportées au chapitre, m’ont persuadé de l’exactitude de cette hypo-

EXPÉRIENCES

thèse. Du reste, on voit par l’expérience CCCLXXl que des graines charnues comme celles du ricin et du melon ont été

TABLEAU XVn.

Page 1