‹ La pression barométriqueChapitre 147 sur 191 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

motique qui se passent en dehors comme en dedans d’eux diminuent d’intensité et s’altèrent. Leurs qualités personnelles, leur contractibilité, leur propriété de transmettre les excitations ou de les transformer en réaction, se modifient et tendent à disparaître.

De là, la dépression générale des phénomènes chimiques de la vie; de là, moins d’oxygène consommé, moins d’acide carbonique produit, moins d’urée excrétée ; de là, l’apparition dans les urines du sucre qui n’est plus suffisamment détruit; de là, enfin, un abaissement énorme de la température.

Et en même temps, — comme toutes les fois qu’un trouble considérable et rapide est apporté dans l’équilibre des fonctions d’un animal supérieur (hémorrhagie, asphyxie, etc.), c’est le système nerveux central qui, le premier excité, manifeste par ses réactions violentes le danger qui menace l’organisme entier, — en même temps, dis-je, apparaissent ces convulsions qui témoignent, par leur persistance après le retour à la pression normale, qu’une altération chimique profonde s’est faite soit dans les tissus mêmes de la moelle épinière, soit dans le sang qui les baigne et leur apporterait ainsi une sorte de poison. Viennent enfin les contractions musculaires modifiées dans leur manière d’être, ressemblant à des crampes, comme il arrive, du reste, à tout muscle qui nieurt.

Entre ces deux extrêmes, de la cellule isolée et du vertébré à sang chaud, tous les intermédiaires : d’un côté, les moisissures, les algues, les graines, les végétaux vasculaires ; de l’autre, les annélides, les mollusques, les insectes, les poissons, les reptiles. Tout l’ensemble des êtres vivants, en un mot, périt sans retour quand la tension de l’oxygène s’élève suffisamment. Aucun, on peut l’affirmer, ne résisterait à une tension correspondante à la pression de 20 atmosphères d’air. Nous aurons à revenir sur les inductions que suggère ce phénomène inattendu.

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