DCL
Animal de DGXLIX, malade.
DCLI
DCLII
DCLIII
DGLIY
.Animal de Texp. GLXXII, malade.
DGLY
DCLYI
Respir. très-rapides, par tube trach.
DGLYIl
DCLYIII
DGLIX
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DGLXII
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DGLXIII
DGLXIY
DGLXY
DGLXVI
Moyenne .
EXPÉRIENCES
moindre quantité d’hémoglobine dans un même volume de sang (alors même qu’il y aurait un même nombre de globules), soit à une moindre saturation de cette hémoglobine dans les conditions où respire l’animal, soit enfin à une différence plus intime dans la nature de l’hémoglobine et à sa moindre capacité d’absorption pour l’oxygène.
Mais ici, la réflexion que suscitait, il y a un moment, l’étude de l’azote, se présente avec bien plus d’importance. Presque jamais, dans les conditions régulièrement ordinaires de la respiration, le sang artériel n’est saturé d’oxygène, ne contient tout l’oxygène qu’il peut absorber par snn agitation avec l’air. Rien de plus variable que cet écart entre ce que contient et ce que peut contenir d’oxygène le sang artériel.
Il y a donc tel individu chez qui une certaine augmentation dans la rapidité et l’ampleur des mouvements respiratoires pourra augmenter notablement l’oxygène du sang, et tel autre, au contraire, qui ne pourrait y trouver presque aucun avantage. Ces deux êtres ne seront donc pas dans des conditions identiques, au point de vue, par exemple, de la diminution de pression. Inversement, il est des individus qui, étant plus saturés déjà, pourront beaucoup mieux que d’autres supporter un certain ralentissement respiratoire, sans voir la proportion de l’oxygène de leur sang s’abaisser à un chiffre trop bas.
D’une manière générale, la richesse du sang en oxygène ' se manifeste par la rutilance, et plus un sang est rouge, plus il contient d’oxygène. Mais cela n’est absolument vrai que d’un même sang. Mes analyses m’ont, au contraire, très-souvent montré que certains sangs clairs et rutilants étaient pauvres en oxygène, relativement à d’autres sangs à la teinte sombre.
C'est que la rutilance marque seulement la richesse en oxygène de la combinaison oxy-hémoglobique. Si nous supposons deux sangs contenant la même quantité d’oxygène, celui qui sera très-ricbe en hémoglobine sera notablement moins rutilant que l’autre. C’est ainsi qu’il m’est arrivé, après une copieuse saignée, de trouver un sang plus rouge ou aussi rouge qu’avant, bien que notablement moins riche en oxygène;
GAZ Dü SANG.
seulement, la teinte était plus claire, parce que le sang était moins chargé en globules.
C’est ce que présentent les jeunes animaux. Les expériences CCCII et DGXLY nous ont montré, en effet, chez de petits chiens, un sang rouge clair, qui ne contenait que 9,4 et même 7,5 vol. d’oxygène. Ceci explique la faible résistance des jeunes animaux (je ne parle pas des nouveau-nés, bien entendu) à l’asphyxie, au refroidissement, etc. Ce sont, au plus haut degré, des anoxyhémiques.
Mes analyses montrent encore que, chez les animaux malades, la quantité d’oxygène contenue dans le sang artériel est très-faible. Elle s’est, en effet, par exemple, abaissée à 15,5 chez le chien de l’expérience CLXXIV, animal qui souffrait d’une plaie suppurante à la suite d’hémorrhagies, et qui, à l’état sain, avait donné 19,4 (exp. CLXXI).
11 me paraît extrêmement vraisemblable que dans certains cas de maladie, la moindre quantité d’oxygène contenue dans le sang doit tenir, non-seulement à une moindre quantité de globules ou même d’hémoglobine, mais à une altération de cette dernière, qui devient moins apte à se charger d’oxygène. C’est là un sujet très-important de recherches, dont, sur mon indication, M. le docteur Légerot^ a commencé l’étude.
Quoi qu’il en soit, laissant de côté les très-jeunes animaux et les malades, il reste établi que de grandes différences existent entre divers animaux d’une même espèce au point de vue de la richesse oxygénée de leur sang.
D’autre part, chez le même animal, des changements considérables dans les rhythmes circulatoire et respiratoire peuvent modifier notablement cette richesse en oxygène. J’ai déjà indiqué ces faits dans le chapitre qui traite delà critique expérimentale de ma méthode d’analyse des gaz du sang (V. p. 626 et suiv.). Les expériences CLVI, CCLXXXYIIl et DCXXXIX, rapportées au précédent tableau, sont tout à fait caractéristiques à ce point de vue.
‘ Légerot, Études d'hématologie pathologique basées sur l'extraction des gaz du sang. — Thèses de Paris, 1875.
EXPÉRIENCES
Acide carbonique. — L’acide carbonique a été extrait du sang dans des proportions encore plus variables que celles de l’oxygène. Les extrêmes ont été, toujours en éliminant les faits exceptionnels, 50,8 (exp, CLXXXVIII) et 3o.(exp. CCLXXXI). Il y a eu 36 analyses donnant de 30 à 40, 32 de 40 à 50, 3 au-dessus de 50, et la moyenne générale a été 40,4.
L’accélération de la respiration, surtout lorsque celle-ci se fait directement par la trachée, fait diminuer dans une proportion souvent énorme, la quantité du CO® du sang. J’ai déjà indiqué ces faits en traitant de la critique expérimentale et du degré d’exactitude qu’il convient d’attribuer aux analyses des gaz du sang. Les faits que nous ont signalés nos expériences sont reproduits au tableau ci-dessus ; ce sont les expériences CLXIàà, CCLXXVIIÎ, CCLXXXII, CCLXXXIII, CCLXXXYII bis, DCVII, DCXXXIX bis, et DGLVI. J’appelle surtout l’attention sur l’expérience CCLXXXVIII, où la quantité de CO® est tombée de 41,5 à 15,2 par la respiration trachéenne; et l’expérience DCVII, où une respiration exagérée, mais par les voies naturelles, a amené ce gaz à 19,5.
Ainsi, la diminution de l’acide carbonique du sang par la respiration exagérée sous la pression normale peut arriver presque au même degré que chez les animaux soumis aux plus basses pressions atmosphériques, puisque le tableau X (page 643) donne comme moyennes 29,3 à la pression de 34", 23,2 à celle de 25", et encore 12,4 à celle de 17".
Si nous revenons aux circonstances de l’extraction des gaz par la pompe, nous verrons que la facilité de cette extraction dépend, comme on devait s’y attendre, de la quantité qui en existe dans le sang. J’ai fait à ce propos un assez bon nombre d’expériences pour voir dans quelles proportions sortent du sang l’oxygène et l’acide carbonique, lorsqu’on diminue graduellement la pression.
L’expérience était disposée de la manière suivante : un vide partiel étant fait dans la pompe barométrique, j’y introduisais le sang à analyser ; puis j’extrayais, par des coups de pompe successifs, une partie à la fois de l’air qui restait et des gaz sortis du sang; je continuais ainsi jusqu’à ce qu’il ne
GAZ Dü SA^iG.
sortît plus rien. Les gaz amenés par chacun des coups de pompe successifs étaient alors l’objet d’autant d’analyses.
Yoici les résultats d’une de ces analyses fragmentées :
Expérience DCLX. — 25 janvier. 100®'= de sang pris à l’artère brachiale d’un grand chien de berger.
La pompe à gaz a été amenée à 16®, 5 de pression réelle ; j’introduis le sang, l’agite un moment, et extrais du premier coup de pompe 92®®
de gaz . A
A une 2® extraction, j’amène 85®® de gaz . B
A la 5® (pression 12®®, 5) . 61®® — . C
— 5® (jusqu’au vide) . . 2®®, 5 — . E
Le bain-marie était à l’ébullition ; j’introduis alors dans le récipient un peu d’acide sulfurique étendu d’eau distillée bouillie.
Il vient encore 1®® de CO^.
Les analyses montrent que :
Le gaz A ne contenait ni O ni CO‘\ venant du sang.
— B contenait 1®®,9 d’oxygène, et 1®®,9 de CO-
Au total :
Le rapport -q- entre l’acide carbonique et l’oxygène a donc été successivement : à B, 1 ; à C, 1,3 ; à D, 2,6 ; à E, 4. Le rapport total étant 1,6, il en résulte que, pendant la première phase de l’expérience, il est sorti proportionnellement plus d’oxygène du sang que d’acide carbonique ; le contraire a eu lieu dans la seconde phase.
D’autres expériences semblables déposent dans le même sens, et il serait oiseux d’en donner les détails. De même, lorsque, le sang étant introduit dans le vide parfait, j’analysais à part les gaz que m’apportaient les coups de pompe successifs, je trouvais toujours un résultat analogue. C’est, enfin, ce qu’ont donné les expériences faites sur les animaux soumis à de faibles pressions (voir tabl. X, col. 4, o).
Ainsi, de quelque côté qu’on aborde le problème, on voit que, sous l’influence de la diminution de pression, le sang perd d’abord, proportionnellement, plus vite son oxygène que son acide carbonique; puis l’équilibre s’établit; puis l’acide
EXPÉRIE>XES.
carbonique sort en proportion plus grande, et, à la fin, la pompe n’amène plus que de l’acide carbonique.
11 en est même encore ainsi lorsqu’il s’agit d’un sang où la proportion d’acide carbonique est beaucoup au-dessus de la moyenne. Les expériences d’empoisonnement par l’acide carbonique nous en offrent de nombreux exemples.
Ainsi, dans l’expérience DCXIV (p. 990), dans le sang C qui