‹ La pression barométriqueChapitre 167 sur 191 · GO · texte numérisé non relu

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contenait CO^ 103,6 et Ox. 18,2, le rapport-^ étant ainsi 5,7,

les premiers coups de pompe ont amené un gaz où la proporco®

tion était 5,2, tandis que les derniers ont donné le rapport 6,0. De même, dans l’expérience DCXV, pour le sangE

(CO^ 97,5; O 18,7), le rapport —étant 5,2, on a eu, pour le

premier tube rempli de gaz, le rapport 4, 7, et pour le deuxième, le rapport 9.

Le vide delà pompe à gaz, employé comme je l’ai dit, concurremment avec la température de l’eau bouillante, a pour effet d’enlever presque tout l’acide carbonique contenu dans le sang. L’addition consécutive d’un acide fort n’en met en liberté que des quantités minimes et parfois nulles : l’expérience que je viens de citer en donne un exemple suffisant.

On sait combien ont varié les opinions des physiologistes et des chimistes sur l’acide carbonique qui peut être extrait par la pompe (acide libre, dissous, ausgepumpen des Allemands) et celui qui résiste au vide aidé de la chaleur (acide combiné, lié, gebunden). Les anciens auteurs croyaient ce dernier très-abondant (Lothar Meyer l’estimait à 28,58 contre 6,17 de libre); mais les analyses de Schôffer, Setschenow% Pflüger, etc. en ont successivement réduit la proportion à ce que nous avons constaté nous-même.

Dans du sang saturé artificiellement d’acide carbonique, ce gaz se trouve à trois états : simplement dissous, combiné faiblement (bicarbonates et phosphocarbonates) ou combiné fortement (carbonates). Mais à quel état existe-t-il dans le sang normal, artériel et veineux? Y a-t-il dans ces conditions

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