IV. Idem
V. A fait bonne contenance jusqu'à trois atmosphères. Au-delà, éblouissements,
FÜRTES P.'îESSIONS : APPAREILS TRIGER. 581
douleurs musculaires, crampes ou engourdissement universel, vomissemenls de matières noirâtres. Le tout au retour à l'air libre.
Un jour, une heure après sa sortie du puits, ayant pris son repas, il se plaint de malaise; porté sur son lit, il y perd connaissance. Pouls plein et fréquent, face injectée, respiration courte et stertoreuse; son obscur partout, souffle bronchique, râle muqueux; résolution musculaire. Saigné, purgé, sinapisé. Après quatre heures, retour à la connaissance. En trois jours, guérison. Réformé.
VI. Arrivé sans encombre jusqu’à quatre atmosphères un quart. Un soir, après s’être couché bien portant en apparence, pris, à onze heures, de douleurs musculaires accompagnées de contractions qui simulaient des accès tétaniques.
Peau glacée, pouls petit et lent, urines abondantes et limpides. Respiration anxieuse ; mêmes résultats d’auscultation qu’à Y.
Bains à 32° exaspèrent tellement les douleurs, que le malade n’y peut rester. Frictions, sudation forte, calme. Rétabli le lendemain, reprend son travail.
VII. A la pression de 3,3 : troubles cérébraux, analogues à l’ivresse comateuse, hébétude, bredouillement. Respiration accélérée, pouls rapide. Pupilles dilatées.
Deux attaques semblables, guéries l’une en neuf jours, l’autre en quinze. Conserve de la diplopie et des tournoiements, avec surdité d’un côté. Réformé.
VIII. Présentait à l’excès deux phénomènes habituels : 1° suppression des fonctions de la peau et augmentation de la sécrétion urinaire pendant la compression ; 2° rapidité augmentée des battements de cœur après la décompression ; son pouls, de 58 montait à 130.
IX à XVII. Rien d’important à noter.
XVIII. Sain et vigoureux. A éprouvé à plusieurs reprises de vives douleurs dans les membres et la poitrine. Troubles respiratoires croissant avec la pression, ainsi que les douleurs musculaires qui sont très-aiguës.
Est réformé. Dans les dernières journées, descend sans permission dans le puits. Y travaille sans se plaindre; sort avec ses compagnons, se lave comme eux, tombe aussitôt privé de sentiment et meurt en un quart d’heure. L’autopsie signale seulement engouement des poumons, engorgement du foie, de la rate, des reins; rien au cerveau, sinon sablé congeslionnel.
XIX. Oppression violente avec matité et bronchophonie ; pouls rapide, peau froide, toux continuelle ; contractions cloniques des membres ; mieux sensible après cinq heures de soins.
Puis, une autre fois, à ces accidents se joignent : dilatation de la pupille, résolution des membres, subdilerium, coma. Trois saignées coup sur coup ; sang rutilant au sortir de la veine ; guéri. Réformé.
XX. Mêmes accidents que VII. Resté également sourd d’un côté, avec vue trésaffaiblie. Réformé.
XXL Un jour, vue troublée et double, ouïe abolie; respiration gênée, toux fréquente, pouls dur et galopant. Saignée rouge, guérit.
XXII et XXIII. Douleurs de tête, étourdissements, crampes. Réformés.
XXIV et XXV. Rien d’important.
XXVI. Accidents thoraciques et cérébraux ordinaires ; guérit après de fortes transpirations. (P. 250 à 259.)
Catégorie spéciale n’ayant travaillé qu'un jour et sans préparation, à 2,8 atmosphères.
Neuf hommes sortirent sans se plaindre de rien. Mais peu après, huit éprouvèrent des douleurs musculaires très-intenses, qui disparurent dans la nuit, excepté chez un, où elles persistèrent plusieurs jours.
HISTORIQUE
Deuxième catégorie. — Ouvriers n'ayant pris part aux travaux qu’ci partir de 9, atmosphères.