‹ La pression barométriqueChapitre 90 sur 191 · CET OXYGÈNE · texte numérisé non relu

CET OXYGÈNE

CXLYII .

atm.

Le tracé A du graphique ci-dessous exprime les résultats de ces dernières expériences; la richesse en oxygène de Fair où sont morts les animaux est marquée sur l’axe des y : les

Fig. 22. — Air confiné devenu mortel sous des pressions de 20 cent, à 21 atm. richesse en oxygène : A, sans acide carbonique; B, avec l’acide carbonique.

pressions manométriques le sont sur celui des x. J’y ai joint les résultats déjà acquis pour les pressions inférieures à une atmosphère.

On voit que l’épuisement de l’air arrive à son maximum aux environs de 6 atmosphères. À des pressions plus fortes, il diminue rapidement, si bien qu’à 24 atmosphères, l’animal périt dans un air presque pur.'

L’action redoutable de l’oxygène se manifeste de la manière la plus évidente, surtout en arrivant vers 15 atmosphères.

Le tracé B exprime les résultats des colonnes 7 des. tableaux V etYII (p. 585 et p. 597), c’est-à-dire la proportion d’oxygène qui reste dans l’air comprimé quand on a laissé l’acide carbonique agir sur l’animal en expérience. On voit que les deux courbes ne coïncident que jusqu’à une atmosphère et demie; au-dessus, l’acide intervient énergiquement et détermine la mort dans un air à peine appauvri,

§ 3. Conclusions.

Les conclusions à tirer des faits énoncés dans le présent sous-chapitre sont plus complexes que celles du sous-chapitre précédent ; l’intervention de l’acide carbonique et celle de l’oxygène, pour les très-hautes pressions, viennent les compliquer. Nous distinguerons donc : “

1® Dans Fair confiné, aux pressions supérieures à celle d’une atmosphère, si l’on a soin d’éliminer l’acide carbonique au fur et à mesure de sa production, la mort survient dans les mêmes conditions que pour les pressions inférieures à une atmosphère, c’est-à-dire lorsque la tension de l’oxygène s’abaisse à une valeur déterminée (3, 6 en moyenne pour les moineaux).

Ceci n’est vrai que jusqu’aux environs de six atmosphères ; au delà, l’oxygène comprimé agit de manière à empêcher l’épuisement correspondant à la formule.

2° Quand l’acide carbonique n’est pas absorbé, il devient cause de mort au moment où sa tension s’élève à une certaine valeur (de 25 à 28 pour les moineaux).

Ceci n’est absolument exact qu’à la condition d’employer, pour les pressions un peu élevées, de l’air fort peu riche en

EXPÉRIE^■CES.

oxygène, afin que la tension de ce dernier gaz ne s’élève pas au point de le rendre redoutable à la vie même des animaux.

SOÜS-CHAPITRE III

RÉSUMÉ ET CONCLDSIOKS.

En résumé, l’étude de la mort dans l’air confiné sous des pressions diverses, si nous en dégageons les résultats principaux des questions incidentes que nous avons chemin faisant soulevées et résolues, nous amène aux formules suivantes.

Dans l’air ordinaire :

A. — Aux pressions inférieures à celles d’une atmosphère, la mort des animaux survient lorsque la tension de l’oxygène de l’air est réduite à une certaine valeur constante (qui pour les moineaux équivaut en moyenne à OxD=3,6).

B. — Pour les pressions comprises entre 2 et 9 atmosphères environ, la mort arrive lorsque la tension de l’acide carbonique s’élève à une certaine valeur constante (qui pour les moineaux équivaut en moyenne àC0®xP = 26).

C. — Pour les pressions très-élevées, la mort est due exclusixement à la tension trop considérable de l’oxygène ambiant. Elle arrive rapidement quand la tension de ce gaz atteint 3ou40ü.

D. — Pour les pressions de 1 à 2 atmosphères, la mort semble être due surtout à l’abaissement de la tension d’oxygène, mais en partie également à l’augmentation de la tension de C0^

E. — A partir de o ou 4 atmosphères, l’intervention funeste de l’oxygène commence à se faire sentir, et devient très-manifeste vers 9 ou 10 atmosphères.

Les expériences faites soit avec des mélanges gazeux plus ou moins riches en oxygène, soit en présence d’alcalis capables d’absorber l’acide carbonique à mesure qu’il se forme, nous amènent à dopner à ces lois un caractère de généralité bien plus grand encore, et nous pouvons les formuler de la

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