‹ La pression barométriqueChapitre 98 sur 191 · GAZ DD SANG : PRESSION DIMINUÉE · texte numérisé non relu

GAZ DD SANG : PRESSION DIMINUÉE

il ne doit pas être le seul, et très-vraisemblablement des animaux ayant la même manière d’être doivent différer quant au résultat, pour une même dépression, et perdre plus ou moins d’oxygène ou plus ou moins d’acide carbonique les uns que les autres. Ceci a des conséquences pratiques intéressantes sur lesquelles nous insisterons en leur lieu.

En laissant de côté ces différences individuelles, encore plus difficiles à étudier ici que dans le cas de la pression normale, et en les faisant disparaître dans des moyennes, nous voyons (col. 14) que, en moyenne, le sang artériel à la pression de 56° contient 13,6 pour 100 d’oxygène de moins qu’à la pression normale; qu’à 46°, il en contient 21,1 p. 100 de moins; à 36°, 43 pour 100, et à 26°, 50,7 pour 100. Ainsi, à 26°, en moyenne, la moitié de l’oxygène du sang a disparu. Ces chiffres montrent que la diminution de ce gaz est loin de suivre la loi de Balton, qui donnerait, pour les mêmes dépressions, des pertes de 26,3; 39,4; 52,6.; 65,8 pour 100. , C

Les pertes de l’acide carbonique (col. 15) pour les méin^ dépressions, en moyenne, sont de 10,9; 14,0; 2B;2; 38, p pour 100 du gaz existant à la pression normale; celn e^t eiïcore plus loin, comme on le voit, de la loi de Daiton. f ;;

Ces chiffres montrent même que la perte moyenne en acide carbonique est moindre que celle en oxygène. La plils forte proportion de perte, pour le premier gaz (col. a éfé de 41,8 pour 100 ; pour lesecond, nous avons eu (colf Ï4|4eux fois 55,6. Dans un cas (exp.GLlXII), à 46° dé préssion.^ ÏAqnantité d’acide carbonique était presque restée la même qu’a la pression normale. Ces résultats se traduisent sous une autre forme dans les colonnes 6 et 11, indiquant la proportion de l’acide carbonique et de l’oxygène sous les diverses pressions. On voit qu’à la pression normale, ce rapport a oscillé de 1,5 à 2,7, avec une moyenne de 1,9, tandis qu’aux faibles pressions, il a oscillé de 1,5 à 3,8, avec une moyenne de 2,3. Dans presque tous les cas, le chiffre de la colonne 11 est plus fort que celui qui lui correspond dans la colonne 6, que celui-ci soit faible ou fort : les exceptions (exp. CLXXY, €LXX,

EXPÉRiESGES.

CLXVII, CLXXIV) se rapportent à des cas où le sang à la prèssion normale contenait des quantités d’acide carbonique assez faibles, allant de 29,1 à 55'".

Ces faits peuvent être exprimés d’une manière plus précise par la. formule suivante :

La combinaison de l’oxygène avec l’hémoglobine est susceptible de se détruire partiellement, de se dissocier, à de faibles diminutions de pression ; cette dissociation est évidente dès 20' de diminution (pression de 56'). Elle va en augmentant quand la dépression augmente. De 10 en 10', nous trouvons en moyenne : de 56 à 46', une perte de 7,5 pour 100; de 46 à 5.6', une perte de 21,9 pour 100 ; de 56 à 26', une perte de 7,7 pour 100. La perte la plus considérable se fait donc aux environs d’une demi-atmosphère.

Le tracé Ox de la figure 52 donne au premier coup d’œil la marche de cet appauvrissement graduel en oxygène; sur l’axe

horizontal sont comptées les pressions, et sur l’axe vertical les proportions centésimales des gaz disparus (col. 14 et 15 du tableau X).

Quant à l’acide carbonique, il se conduit à peu près de même ; seulement, sa diminu-

Mg. 03. — mminution centésimale ae lu.. et ûu lü- du sang . • . pç». tnninnrc artériel quand la pression barométrique diminue. tiuii cai luujuuis

moindre que celle

de l’oxygène : tout ceci se voit aisément sur le tracé C0^

Le graphique montre encore que la diminution des gaz ne se fait pas suivant la loi de Dalton (qui serait représentée par la bissectrice de l’angle des coordonnées). C’est l’acide carbonique qui s’en éloigne le plus. Cependant il faut dire que l’écart n’est pas très considérable, pour l’un ni l’autre gaz.

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