C. Le mieux allant; amené à
21 juin» Les trois semis ont conservé leurs différences primitives. 3 juillet. Même résultat.
Expérience CCCLVlll. 24 juillet. Sensitives d'un même semis ; une dam chaque pot, ayant environ 10*^ de hauteur.
A. Je mets 4 pots sous cloche de5^5 à la pression normale.
B. 4 pots sous cloche 7',1 ; amené à 50'^ de pression.
C. — 11» 25^ Toutes reposent sur des assiettes pleines de terre bien mouillée, et sont
placées à un éclairage suffisant.
On a diminué la pression avec précaution ; les folioles se sont fermées aux environs de 20^ de diminution, pour se rouvrir ensuite.
Dès le soir, G ferme ses folioles beaucoup plus tard que les deux autres.
2b juillet. Ily a eu rentrée d'air à C; la pression est de 40* environ. On ramène à 25^. Un certain nombre de folioles et même quelques feuilles tombent déjà ; une ou deux sensitives paraissent mortes.
B. Un peu malades.
A. Vont très-bien.
26 juillet. — C. La pression est remontée à 45*^ environ : cependiol toutes les sensitives sont mortes.
B. Toutes malades, quelques-unes mortes.
A. Vont très-bien ; grandissent.
27 juillet. — B. Toutes mortes.
A. Vont très-bien.
Expérience CCGLIX. — 1*' août. Sensitives semblables à celles de Vew rience précédente. Deux dans chaque cloche. A- Amené à 60* de pression.
5 aoâL Quelques folioles et feuilles tombent à C.
6 août. — 3 heures. — A. Folioles sensibles et ouvertes ; B, Demi-fermées ou peu sensibles ; C. Complètement fermées.
7 août. Ramené à la pression normale.
Tout est sensible ; C. Beaucoup moins que les autres ; C. ne ferme pas bien le soir.
9 août, — A. Va bien ; trés-sensible; B. Peu sensible ; malade ; jaunâtre ; C. Feuilles tombent ; mourante.
Il est donc bien certain que, sous l'influence de faibles pressions barométriques, les sensitives deviennent rapidement insensibles et meurent. Il reste à savoir quelle est la cause de celte mort. Faut-il l'attribuer, comme nous sommes, pour ainsi dire, habitués à le faire jusqu'ici, à la faible pression d'oxygène? doit-on simplement accuser la dilatation des gaz que contient la plante, dilatation due à la dépression et qui suffirait pour impressioner d'une manière funeste une plante aussi délicate?
L'expérience suivante répond à celle question :
Expérience GCCLX. — 25 juillet. Deux pots contenant chacun 3 jeunes sensitives.
A. Amené à 2,V de pression.
B. Je diminue la pression de 50*^, et laisse rentrer de Toxygène, puis ramène la pression h 25*^. La tension de Toxygène dans cette cloche correspond à peu près à celle de l'air, à la pression normale.
2Q juillet, — A. Sont malades.
27 juillet. — A. Sont mortes ; B. Bien portantes.
C'est donc ici encore la tension trop faible de l'oxygène qui a tué les sensitives soumises à une basse pression.
Voici enfin une expérience qui, pour avoir été faite sur un végétal presque microscopique, n'en a pas moins son intérêt :
Expérience CCCLXÏ. — 8 avril. Débris d'œufs de grenouille, avec un peu de matière verte de Priestley.
A. Flacon à la pression normale.
B. Flacon à 25^ de pression.
25 avril. Matière verte abondante en A ; rien en B.
Ainsi la diminution de pression s'oppose à la végi^tatlon comme à la germination ; elle tue les végétaux au même degré
OÙ elle tue les animaux à sang froid, où elle suspend complètement la vie des graines, sans la tuer cependant.
L'unité des phénomènes de la respiration dans les deui règnes s'accentue ici de la manière la plus nette.
SOUS-CHAPITRE II
PRESSIONS SUPÉRIEURES Â CELLE d'uNE ATMOSPHÈRE.
g l*^ — Germination.
Passons maintenant aux expériences faites sous augmentation de pression ; et d'abord, la germination. J*ai toujours fait mes semis sur du papier humide, des expériences préalables m'ayant montré que la présence de la terre complique les résultats :
Expérience GCCtXH. — 7 juillet. Semis d*orge sur papier à filtre mouillé. Â. Récipient de i litre, poussé à 1 atmosphère 5/4. B. Récipient semblable ; pression normale; bien bouché. 9 juUleL — B. Commence à pousser ; A. Rien. iOjuUlet. — B. Les brins ont environ 2"^; ils commencent à paraître en A.
On a renouvelé Tair tous les jours.
{^juillet. — B. Brins de 12« environ ; A. N'ont que 8 à 40«. Cessé Texpérience.
Expérience CCCLXllI. — 13 juillet. Semis d*orge sur papier à filtre mouillé. 20 grains dans chaque semis.
A. Récipient cylindrique de 650<^<^, poussé à 5 atmosphères. On change Tair tous les jours.
B. Ëprouvette de même dimension à peu près ; laissée à la pression normale; bien bouchée.
16 juiUeL La germination commence à B.
iS juillet. — Dans B, les pousses ont environ 7«; la germination comraence à A.
W juillet. — B. 13«; A. 3 à 5«.
267tttaef. — B. 18*; A. 3 à 5^
Je décomprime, retire avec soin les divers grains et les place sur de h terre humide.
A. Grandit rapidement et rattrape à peu près B.
Expérience CCCLXIV. — 31 juillet. Semis tf orge sur papier mouillé. A. Récipient cylindrique poussé à 10 atmosphères.
B. Éprouvetle de même volume; pression normale ; bien bouchée.
5 août, La germination commence à B.
Je décomprime  ; mais en recliargeant, je ne puis dépasser 7 atmosphères.
5 août. Les brins à B ont 5 à 6^ ; à A, on ne voit que quelques radicules sorties.
7 août, iS^ à B ; à Â, seulement quelques radicules.
Je cesse Texpérience; l'air de A analysé ne contient pas d'acide carbonique.
A. Semé sur papier mouillé ; n*a pas commencé à germer le 10 août.
Expérience CCCLXV. — 1" mars. Semis de 30 grains d'orge.
A. Dans le réservoir cylindrique , air ordinaire, 2 3/4 atmosphères de pression.
B. Éprouvette fermée; pression normale.
4 mars. On change l'air.
8 mars. Pousses plus vertes et plus longues à B qu'à A. On change l'air. 10 mars. — A, 9 grains sans germe ; 11 avec seulement des radicules ;
10 avec pousses pâles de 2^
B. 11 grains sans germe; 5 avec radicules seulement ; 11 ayant de belles pousses vertes de 4<^.
Expérience CCCLXVl. — 30 mars. Semis de 20 grains d'orge sur une même iquantité de papier mouillé avec 10<^ d'eau.
A. Petit récipient du gazogène ; 2 atmosphères d'air changé tous les jours, quelquefois deux fois par jour.
B. Récipient semblable, bouché à la pression normale. 3 avril. Radicules apparaissant aux deux.
7 avril. — A. Est un peu en retard, par rapport à B.
Expérience CCGLXVll. — 16 avril. Semis de 20 grains d'orge. Même quantité de papier et d'eau.
A. Petit récipient à eau de Seltz non grillé ; poussé à 2 1/2 atmosphères. — Comme ce récipient fuit un peu, je recharge au moins deux fois par jour, quelquefois à 3 atmosphères ; ce qui fait une ventilation bien suffisante.
B. Récipient semblable, mais grillé, bouché ; pression normale ; changé l'air tous les jours.
19 avril. Radicules apparaissent à A et à B.
24 avril. Pas de différence bien nette; les pousses ont environ 6% mais elles sont un peu plus pâles à A qu'à B.
28 avril. Les deux semis sont à peu près idenliques, mesurant 10 à 12°. Les pousses de A sont moins vertes que celles de B, et cependant elles reçoivent notablement plus de lumière.
Expérience CGGLXVIII. — 28 avril. Semis de 20 grains d*orge et de grains de radis.
A. Dans le récipient cylindrique, à 10 atmosphères d*air; on change Tair tous les jours, matin et soir.
B. Dans un vase mal bouché ; pression normale.
7 mai, — Â. Aucun développement apparent; B. Les pousses de radis ont 1^,5 ; celles de Torge ont Z^.
12 mai, — A. A peine quelques radicules de radis et d'orge.
B. Les radis mesurent de 3 à 5'' ; Torge de 5 à 8^. Je décomprime et sème A sur du papier mouillé ; les radis commencent à pousser le 46 mai : l'orge moisit.
Expérience CCCLXIX. — 11 juin. Semé 20 grains d*orge et 20 grains de cresson.
A. Dans réservoir cylindrique, à 5 atmosphères d'air ; changé l'air deax fois par jour.
B. Dans éprouvette fermée ; pression normale.
15 jtitn. Quelques radicules d*orge et de cresson à A et à B.
i&juin. — A. Le cresson a germé ; Torge ne montre aucune tige.
B. Cresson plus beau qu*à A ; orge mesurant de 1 à 2^.
iSjuin, — A. Les pousses de cresson ont de 1*^,5 à 2*^,5; les feuilles ne sont pas encore étalées, et ne sentent pas le cresson ; les tiges d'orge, au nombre de 16, commencent à sortir du fourreau et ont de 1%5
B. Pousses de cresson, 5^, très-vertes, étalées en rosette, sentant trèsfort le cresson ; 20 tiges d'orge de 8 à 9«, quelques-unes allant jusqu'à 12*=.
Expérience CCCLXX. — 19 juin. Orge et cresson sur papier mouillé.
A. Sous cloche ; pression normale.
B. 6 atmosphères d'air.
On change l'air tous les jours.
22 juin. — A. Cresson germé ; tigelles de l'orge sorties.
B. Cresson à peine apparaît; on voit quelques radicelles d*orge.
29 juin, — A. Cresson, 3*^, bien vert et sentant fort; orge de 12 à SO*.
B. Cresson, 2% bien vert et sentant fort ; orge, tiges de 1«,5.
Expérience CCCLXXI. — 17 août. Semis, sur papier bien mouillé, de graines de belles-de-nuit, de ricin et de melon, qui ont été décortiquées après deux jours de séjour dans l'eau.
A. Appareil cylindrique à 2 atmosphères d'air.
B. Vase ouvert.
18 août. — 9 heures du matin : à A et à B, quelques belles-de-nnit ont germé.
Je pousse A à 6 atmosphères, et change l'air tous les jours.
23 août. — A. Même état.
B. Les radicules des graines de melon et de ricin apparaissent. 26 août, — A. Bien n'a poussé.
B. Les belles-de-nuit ont 2 à 5^ ; les graines de melon et de ricin ont lancé toutes leurs racines.
B continue à pousser à Tair libre, tandis que rien ne pousse à Â.
Ces expériences montrent de la manière la plus nette que, à partir d'une certaine pression, la germination est ralentie, qu'à une pression plus élevée elle n'a pas lîeu. De plus, cerr taines graines sont mortes alors et ne peuvent plus se développer quand on les ramène à la pression normale.
iMais avant d'éludier ces résultats dans leurs détails, il'faut que nous résolvions encore la question que nous avons plusieurs fois rencontrée, et que nous sachions si cet effet fâcheux est dû à la pression même ou à la tension chimique exagérée de l'oxygène.
Et ici, nous retrouvons les diverses méthodes que nous sommes habitués à employer : 1** faire la compression avec de l'air pauvre en qxygène, en telle sorte que la tension de ce gaz équi vaille à celle de l'oxygène de l'air à la pression normale; 2° faire des expériences à la pression normale avec de l'air plus riche en oxygène que l'air ordinaire ; 3*" employer à la fois une faible pression, et de l'air fortement oxygéné, de manière à obtenir une haute tension avec peu de pression.
A. — Pressions fortes avec air peu oxygéné.
Expérience CCCLXXII. — 13 juillet. Semis d'orge sur papier mouillé.
A. Récipient à pression normale, bien bouché.
B. Semblable ; poussé à 4 atmosphères, dont 5 d'air très-riche en azote. 14 juillet. Mis à 2 atmosphères seulement. On a renouvelé et on renouvelle chaque jour avec air très-azoté.
\6 juillet, 5 atmosphères. Rien ni à A ni à B. M juillet. Un peu de germination aux deux. i9 juillet. — A. Pousses un peu plus fortes qu'àB. 22 juillet. id.
L'air de B contient 1,7 d'acide carbonique et 11,9 pour 100 d'oxygène. La pression de l'oxygène était donc à la fin 13,6x3=40,8.
ExpIriekce CCCLXXIII. — 4 novembre. Orge et cresson sur papier mouillé. ^ A. Éprouyette à pression normale.
B. AppareQ cjrlmdriqae, à 8 atmosphères d'air poi oxyjséoè; le m^ lange contient 5,7 d*oxygène. dont la pression 5.7 X 8 =i5,6 correspond à enriron â atmosphères d*air.
7 norembre. A, quelques germes.
8 ncœembre. A, un peu plus ; B, rien. L'appareil a perdo, la pression est tombée à 6 atmosphères ; on la remonte à 8 avec le même air.
9 novembre. Quelques grains d'orge germent à B : à A, les pousses sont déjà helles.
W novembre. Même état; on décomprime, et l'on sème sur terre mouillée les grains venant de B. Le gaz de l'appareil contient CO* 5,2; 01,6; la pression de CO* est donc ici 5,2x8 = 25,6.
20 novembre. Le cresson a 5«, les grains d'orge 5 ou 6.
ExpéEiB5CE CCCLXXIV. — 2 août. Semis d'orge et de cresson.
A. Appareil cylindrique poussé à 10 atmosphères d'un air qui contient 9,8 p. 100 d'oxygène; la tension de ce gaz est donc 98, correspondant i près de 5 atmosphères d'air.
B. Ëprouvette, pression normale.
5 août. Je ramène A à 7 atmosphères ; la tension de Toxygène iCeA plus que 7 X 9,8= 68,6 soit un peu plus de 5 atmosphères d'air.
4 août. Les cressons et l'orge ont poussé partout, bien qu'avec un retard évident de A sur B.
Il résulte déjà de ces expériences que c'est bien Toxygène qu'il faut accuser. En effet, dans rexpérience CCÇLXXII, la germination, si Ton avait employé Tair ordinaire, aurait été notablement retardée, tandis qu'elle l'a été à peine; dans les deux autres expériences, elle aurait dû être complètement arrêtée par des pressions de 8 et 10 atmosphères, tandis qu'il n'y a eu qu'un retard explicable par la tension de l'oxygène, qui correspondait déjà à 2 atmosphères (exp, CCCLXXlll) ou à 3 atmosphères (exp. CCCLXXTV).
Dans l'expérience CCCLXXlll un élément nouveau, la tension considérable de l'acide carbonique, s'est introduit et vient compliquer les résultats. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas multiplié les expériences faites par cette méthode, où il était assez difficile de renouveler suffisamment un air pauvre en oxygène.
B. — Pression normale : air sur oxygéné.
J'arrive aux expériences plus nombreuses et bien plus concluantes faites par la deuxième méthode :
Expérience CGCLXXV. — 12 juillet. Orge semé sur papier mouill<^ ; 20 grains.
A. Cloche de 7* ; air contenant 65 p. 100 d'oxygène, ce qui correspond à 5 atmosphères d*air.
B. Cloche de 15*; air ordinaire.
18 juilleL A, les pousses ont 8« ; celles de B, IS»^. 2'2 juillet. A, en moyenne 15« ; B, en moyenne 21 '^.
Expérience CCCLXXVI. — 4 novembre. Semis d'orge et de cresson sur papier mouillée
A. Air à 79 p. 100 d'O. c'est-à-dire valant prés de 4 atmosphères d'air.
B. Air ordinaire.
7 novembre. Quelques germes apparaissent à B.
9 novembre. Quelques germes à A.
25 novembre. Â. Deux grains d'orge seuls ont poussé, et mesurent ¥\ le cresson a environ 2® ; tout est peu vert.
B. Toules les graines germées, bien vertes ; le cresson a environ 2% l'orge 12«.
Expérience CCCLXXYII. — 7 décembre. 20 grains d'orge et cresson sur papier mouillé. Cloches de 2 à ùK
A, dans air à 65 p. 100 d'oxygène.
D, dans air ordinaire.
17 décembre. Le cresson a poussé partout assez également. L'orge jette partout ses radicules.
{"janvier. A. Les pousses d'orge ont 9«, les tiges sont à moitié ouvertes, grêles, peu nombreuses ; le cresson a 2^ ; tous les grains ne sont pas germes.
B. Orge 12% tiges vertes ; cresson 2®.