‹ La pression barométrique. Recherches de physiologie expérimentaleChapitre 105 sur 160 · CCC1.XXIX · texte numérisé non relu

CCC1.XXIX

Oi-i;c

T lés -ralenti.

CCCLXIS

Orge et cresson

TrOs-ralentis.

CCCLXIU

Urge

TrËs-ralenti, mais pousso tWabien i l'air libre.

Org,- et eri-ison Ilelles^c-nuit

Ti'ès-raleiitis, orge surtout.

Germent, mais ne poustent plus.

nieiti Melon

infime ï l'air libre, libre.

CCCLXlï

(Jree

Ouelques radicelles.

CCCLXXXl

Id.

l'air libre,

CCCLXVlll

lU

Id.

Ke eenne pas, même i l'air libre.

Germe après avoir ramené il Tair libre.

Orge Cresson

Rien; .-ît mort,

Rien; pousse à la pi-cssjon normale.

bien plus fortement impressionnées par la pression que celles des belles-de-nuit, qui ressemblent davantage à celles du cresson.

Je ferai remarquer, en terminant, que pour obtenir des résultats concluants, il faut mouiller les graines. Sans quoi l'oxygène, malgré la haute tension, ne les tuerait point. Exemple :

Expérience GCCLXXXII. — 19 juillet. On place dans un flacon du blé sec; dans un autre du blé humecté au préalable, mais qui cependant ne baigne pas dans Feau.

Les deux flacons sont soumis à 15 atmosphères d'un air contenant 70 p. 100 d'oxygène.

31 juillet. Décompression et semis.

Le blé sec pousse parfaitement bien; l'autre pourrit en terre sans rien donner.

g 2. — Végétation.

Les expériences sur la végétation sont très-difficiles à faire, on le comprend aisément, à cause de Texiguïté des récipients en verre et de leur peu de transparence. En voici cependant quelques-unes qui sont suffisamment concluantes:

Expérience CCCLXXXIII. — 28 avril. Orge poussée de 10 à 12« dans les grands récipients de gazogène à eau de Seltz(2 lit.).

L'un A, qui est dans le récipient grillé, est fermé et laissé à la pression normale.

L'autre B, récipient non grillé, qui laisse passer plus de lumière, est poussé à 5 atmosphères suroxygénées, que Ton change deux fois par jour.

7 mai. A a plus que doublé de longueur ; B n'a pas changé : laissés à l'air libre, les brins jaunissent et njeurent.

Expérience GGCLXXXIV. — 25 juillet. Petites sensitives d'environ 6 à 8^ de haut, bien vivantes, en pot.

A. Mis en pot dans le récipient d'un litre, avec grillage ; laissé à la pression normale, bien bouché. "

B. Autre pot dans récipient semblable, mais sans grillage, et par conséquent dans de meilleures conditions d'éclairage. Porté à 6 atmosphères d'air.

Dès le soir B est insensible.

26 juillet. Les feuilles tombent à B.

27 juillet, B complètement mort ; A va bien.

Expérience CCCLXXXV. — 1«' août. Sensitives semblables à celles de l'expérience précédente. Mêmes récipients. A. A 5 atmosphères.

B. Sous pression normale.

5 août. Toutes deux sensibles et bien portantes.

Expérience CCCLXXXVI. — 25 juillet. Petites sensitives, bien sensibles

A. Appareil cylindrique à 4 atmosphères d'oxygène à 80 p. iOO; leosion 520, équivalente à près de i6 atmosphères d'air.

B. Pression normale, air.

27 juillet. A, morte; B bien sensible.

Ainsi, les sensitives périssent rapidement à 6 atmosphères d'air, et il est plus que probable que les autres végélaui verts mourraient à la même pression, bien que beaucoup moins rapidement. Les végétaux paraissent ainsi redouter l'excès de tension de l'oxygène encore plus que les animaui. même que les animaux à sang chaud.

SOUS-CHAPITRE III

RÉSUMÉ

Les expériences contenues dans le présent chapitre prouvent en résumé que sous les pressions supérieures ou inférieures à une atmosphère, la germination et la végélatioD des plantes vertes sont ralenties, arrêtées môme. Comme pour les animaux, cet effet funeste est dû non à la presaoB môme, mais à la tension de l'oxygène, tantôt trop faible, d'o» résulte une sorte d'asphyxie, tantôt trop forte et tuant les graines ou les plantes.

Dans la troisième partie de ce livre, nous tirerons de c6 faits les conséquences qu'ils comportent relativement à b distribution géographique des plantes et à l'apparition deb vie végétale à la surface du globe.

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