PROPHYLAXIE DE LA DÉCOMPRESSION BRUSQUE
A 2^ 20°^, on lui fait respirer d'une manière continue de Toxygène pur.
A 2^ 50"^, le bruit du gargouillement a cessé, la respiration est plus libre, Tanimal essaye de se relever à laide des pattes antérieures; son œil n*est plus hagard.
A 4"» 30", on cesse la respiration d'oxygène. L'animal est tout à fait bien au point de vue de la respiration et du cœur. Mais il est toujours paralysé, ou du moins ne peut se tenir sur ses pattes, bien qu'il ait des mouvements spontanés des membres et de la tète.
Trouvé mort le lendemain. Pas de gaz au cœur ni dans les vaisseaux.
Expérience DXC. — 12 novembre. Chien de l'expérience DXLV.
3»» 12°>. Décomprimé de? atmosphères i/4, paralysé, avec fort gargouil« lement au cœur, et grandes diffîcultés respiratoires.
3"» 20"». On commence la respiration d'oxygène pur.
3*» 35™. Les respirations sont très-amples et fréquentes ; il n'y a plus de bruit de souffle au cœur. L'animal fait des mouvements généraux, et essaye d'enlever sa muselière avec ses pattes.
Les respirations se régularisent pendant un certain temps, puis elles diminuent d'intensité, et vers 4*» 30'°, il est manifeste que l'animal s*épuise et va mourir.
On l'ouvre à 4"* 45™, alors qu'il est près de mourir. Pas de gaz dans les veines ni dans le cœur.
Expérience DXCI. — 25 novembre. Chienne de l'expérience DXLVIl.
Décomprimée de 7 1/2 atmosphères, paralysée à 3*» 25™, gargouillements, insensibilité, etc.
3** 28. La respiration étant arrêtée, on est obligé de faire la respiration artificielle avec de l'oxygène. Au bout de 6 à 7 respirations artificielles, les mouvements spontanés reviennent, le cœur recommence à battre nettement, les gargouillements diminuent, la sensibilité disparait.
Mais à ce moment l'oxygène se perd, et on ne peut continuer l'expérience ; l'animal meurt presque aussitôt après.
On trouve le cœur droit tout gonflé de sang, avec un peu de mousse seulement.
Expérience DXCH. — 27 novembre. Chien de l'expérience DXLVIII.
Paralysé, gargouillements très-forts, décomprimé de 7 atmosphères.
Au moment où commencent les respirations d'oxygène, les gargouillements du cœur paraissent augmenter un peu, puis le cœur cesse presque complètement de battre ; graduellement il devient assez fort et fréquent. Mais le gaz ne cesse de revenir par le bout supérieur de la veine jugulaire mise à nu, et l'animal meurt après une demi-heure.
Sang très-rouge, et sans gaz au cœur gauche; sang assez rouge avec bulles fines au cœur droit.
Expérience DXCIII. — 6 décembre. Chien de l'expérience DL. Décomprimé de 7 i/2 atmosphères à 3^ 22™. Aussitôt paraplégique,
pattes antérieures un peu raides, mais se retirant quand on les pince; pattes postérieures raides et insensibles ; gargouillements très-forts.
Je lui f^is respirer de Toxygéne et mets à nu sa Teine jugulaire, qui e^t pleine de gaz.
Aussitôt les respirations se régularisent ; peu à peu les bulles de gaz deviennent moins grosses à la jugulaire, la sensibilité reTieni un peu am pattes postérieures ; l'animal va évidemment mieux.
Vers 5*", les gaz ont complètement disparu de la jugulaire ; ranimai redresse la tète quand on l'appelle en sifflant. On continue la respiratktt d'oxygène jusqu'à 9*» du soir.
iO décembre. — N'est plus complètement paralysé du train postérieur, peut se tenir debout et traîne les pattes sur le dos des doigts en marchaot Sensibilité exagérée aux membres postérieurs. Caractère devenu méchaoL
li décembre. — Couché, paralysé ; légers mouvements réflexes du traia postérieur. Sensibilité très-exagérée dans les membres antérieurs. Temp. recl. 37%9.
12 décembre. — Meurt.
Rien à noter aux viscères thoraciques et abdominaux.
Pas de ramollissement médullaire. Les coupes transversales de la moellf montrent dans la substance blanche et la substance grise un piqueté rouge qui va en diminuant de la région lombaire à la région cervicale.
ExpÉaiE.>CE DXCIV. — il décembre. Chien.
Comprimé à 8 atmosphères. Décomprimé très-lentement à 7 5/4. Pm? en 3", à la pression normale: 5*» 15".
On retire immédiatement l'animal et lui fait respirer de l'oxygène.
5h 25". 120 pulsations ; sa température rectale, qui était avant reipèrience à 38®,5, est à 57^5. Respiration régulière ; on voit des bulles degix dans la jugulaire mise à nu.
5"» 30". Mis à terre un moment, est paraplégique.
5»» 50". 90 pulsations ; il n'y a jamais eu de gargouillements au cœur; on ne voit plus de gaz dans la jugulaire ; température 57*,2.
6^ 15". On cesse la respiration d'oxygène; mis à terre; n'est plus pinlysé, et traîne seulement un peu la patte postérieure gauche sur lesorteib; les pattes de derrière semblent insensibles.
11 est entraîné par un mouvement de manège qui le fait tourner sur sa droite; la tôte se courbe fortement à droite, les yeux se tournent de même. 11 a un fort nystagmus et des trépidations des muscles du cou. Quand il veut marcher, il prend maintes précautions, puis, au moindre obstacle, il tombe en tournant sur le flanc droit.
G** 30". Amélioration manifeste; les pattes de derrière et la queue sensibles; l'animal marche beaucoup mieux et paraît intelligent.
6'' 45". L'amélioration ne se soutient pas ; l'animal traîne de nouveau b patte gauche.
12 décembre. — Plus paralysé que la veille, ne peut presque pas mardief. et tourne encore à droite.