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Le tracé A du graphique ci-dessous exprime les résullats de ces dernières expérieuces; la richesse en oxygène de Tair où sont morts les animaux est marquée sur l'axe des y : les
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Fig. îi. — Air conlln* <l
pressions manomélHciues le sont sur celui des x. J'y ai joint les résultais déjà acquis pour les pressions inférieures à une atmosplière.
MORT EN VASES CLOS : PRESSION AUGMENTÉE. e09
On voit que répuisement de l'air arrive à son maximum' aux environs de 6 atmosphères. A des pressions plus fortes,, il diminue rapidement, si bien qu'à 24 atmosphères, ranimai périt dans un air presque pur.
L'action redoutable de l'oxygène se manifeste de la manière la plus évidente, surtout en arrivant vers 15 atmosphères.
Le tracé B exprime les résultats des colonnes 7 des tableaux V et VII (p. 585 et p. 597), c'est-à-dire la proportion d*oxygène qui reste dans l'air comprimé quand on a laissé Facide carbonique agir sur l'animal en expérience. On voit que les deux courbes ne coïncident que jusqu'à une atmosphère et demie; au-dessus, l'acide intervient énergiquement et détermine la mort dans un air à peine appauvri.
§ 3. — Conolusions.
Les conclusions à tirer des faits énoncés dans le présent sous-chapitre sont plus complexes que celles du sous-chapitre précédent; l'intervention de l'acide carbonique et celle de l'oxygène, pour les très-hautes pressions, viennent les compliquer. Nous distinguerons donc :
1* Dans l'air confiné, aux pressions supérieures à celle d'une atmosphère, si l'on a soin d'éliminer l'acide carbonique au fur et à mesure de sa production, la mort survient dans les mêmes conditions que pour les pressions inférieures à une atmosphère, c'est-à-dire lorsque la tension de l'oxygène s'abaisse à une valeur déterminée (3, 6 en moyenne pour les moineaux).
Ceci n'est vrai que jusqu'aux environs de six atmosphères; au delà, l'oxygène comprimé agit de manière à empêcher l'épuisement correspondant à la formule.
2^ Quand l'acide carbonique n'est pas absorbé, il devient cause de mort au moment où sa tension s'élève à une certaine valeur (de 25 à 28 pour les moineaux).
Ceci n'est absolument exact qu'à la condition d'employer, pour les pressions un peu élevées, de l'air fort peu riche en
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oxygène, afin que la tension de ce dernier gaz ne s'élève pas au point de le rendre redoutable à la vie même des animaux.
SOUS-CHAPITRE III
RÉSUMÉ ET CONGLUSIONS.
En résumé, l'étude de la mort dans l'air confiné sous des pressions diverses, si nous en dégageons les résultats principaux des questions incidentes que nous avons chemin faisant soulevées et résolues, nous amène aux formules suivantes.
Dans Tair ordinaire :
A. — Aux pressions inférieures à celles d'une atmosphère, la mort des animaux survient lorsque la tension de l'oxygène de l'air est réduite à une certaine valeur constante (qui pour les moineaux équivaut en moyenne à 0x^=3,6).
jB. — Pour les pressions comprises entre 2 et 9 atmosphères environ, la mort arrive lorsque la tension de Tacide carbonique s'élève à une certaine valeur constante (qui pour les moineaux équivaut en moyenne àCO*xP=26).
C. — Pour les pressions très-élevées, la mort est due exclusivement à la tension trop considérable de l'oxygène ambianL Elle arrive rapidement quand la tension de ce gaz atteint 5 ou 400.
D. — Pour les pressions de 1 à 2 atmosphères, la mort semble être due surtout à l'abaissement de la tension d'oxygène, mais en partie également à l'augmentation de la tension de C0«.
E. — A partir de 5 ou 4 atmosphères, l'intervention funeste de l'oxygène commence à se faire sentir, et devient très-mani* feste vers 9 ou 10 atmosphères.
Les expériences faites soit avec des mélanges gazeux plus ou moins riches en oxygène, soit en présence d'alcalis capables d'absorber l'acide carbonique à mesure qu'il se forme, nous amènent ù donner à ces lois un caractère de généralité bien plus grand encore, et nous pouvons les formuler delà
MORT EN VASES CLOS : RÉSUME ET CONCLUSIONS. ttff
manière suivante (en les appliquant, pour plus de clarté, aux moineaux) :
La tension d'un gaz étant représentée par le produit de sa proportion centésimale que multiplie la pression barométrique, on voit que la mort arrive :
A. — Quand la tension de l'oxygène s'abaisse au-dessous de 3,6, que la pression barométrique soit supérieure ou inférieure à la pression normale : il faut, bien entendu, dans le premier cas, se débarrasser de l'acide carbonique par un alcali.
B. — Quand la tension de l'acide carbonique s'élève audessus de 26, que la pression soit supérieure ou inférieure à la pression normale : il faut, bien entendu, dans ce dernier cas, employer des mélanges suroxygénés.
Ce que nous disons de l'acide carbonique doit être généralisé pour tous les poisons gazeux (CO,HS, etc.); la valeur numérique seule de la tension mortelle changera. Nous reviendrons sur ce point en parlant de l'hygiène des ouvriers des tubes à compression.
C. — Quand la tension de l'oxygène arrive aux environs de 300, quelles que soient la composition centésimale et la pression (celle-ci ne pouvant être évidemment inférieure à 3 atmosphères, avec l'oxygène pur).
j). — Ces genres de mort peuvent se combiner deux à deux, A avec B et B avec G, suivant les pressions et les compositions gazeuses employées.
Là mort A est une véritable asphyxie par privation d'oxygène; la mort B est un empoisonnement par P acide carbonique; la mort C peut être appelée, pour la facilité du discours, et malgré ce qu'il y a d'étrange dans une pareille expression, un empoisonnement par l'oxygène.
On voit, et c'est là le résultat le plus général auquel nous arrivions, que dans tous les cas la pression barométrique, dans ses variations, n'est jamais directement, par elle-même, la cause des phénomènes. Elle n'est qu'une des conditions qui font varier la tension des gaz, et l'autre facteur, la com* position centésimale, peut parfaitement, s'il marche en sens inverse* en contrebalancer les effets, de môme qu'il les aug-
mentera rapidement, s'il marche dans le même sens.
Si maintenant nous laissons de côté l'acide carbonique produit, pour nous placer dans des conditions plus voisines de celles où se présente, dans la nature ou Tindustrie, le problème qui nous occupe, nous en arrivons à conclure, en laissant de côté certains phénomènes tout à fait secondaires sur lesquels nous reviendrons en leur lieu :
1** Que trois animaux, dont l'un épuise par sa respiration un espace clos plein d'air; dont le second est contraint de respirer dans un courant d'air de moins en moins riche en oxygène; dont le troisième est soumis à une diminution graduelle de pression, sont tous les trois, par ces procédés si divers, menacés des mêmes accidents et de la même mort, de la mort par privation d'oxygène, par véritable asphyxie;
2° Que deux animaux, dont l'un respire dans un courant d'air de plus en plus riche en oxygène et dont l'autre est soumis à une pression barométrique croissant de 1 à 5 atmosphères, sont dans des conditions identiques. Que, au delà, l'animal qui respire de l'oxygène pur à 2, 5, 4 atmosphères, etc., est dans les mêmes conditions que celui qui respire de l'air pur à 10, 15, 20 atmosphères : tous deux sont, par ces procédés divers, menacés des mêmes accidents et de la même mort, de la mort par excès d'oxygène, d'un empoisonnement d'une espèce jusqu'ici inconnue.
Pas assez d'oxygèney en temioUy ou trop d'oxygène, toute /'«*• fluence que les modificatious barométriques exercent sur les animaux se résume en ces termes.
Telle est l'explication fort simple que nous donnent des expériences dans lesquelles nous avons considéré le milieu ambiant bien plus que l'animal. Mais cette tension trop faible ou trop forte de l'oxygène doit être étudiée maintenant, nonseulement dans sa mesure, mais dans ses conséquences prochaines : il faut examiner également avec plus de soin l'animal lui-même.
La première question dont je vais m'occuper maintenant est celle delà composition des gaz contenus dans le sang d'animaux soumis à diverses pressions.