‹ La pression barométrique. Recherches de physiologie expérimentaleChapitre 74 sur 160 · TOI · texte numérisé non relu

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mbresde la colonne 9; on voit que, pour les mêmes prestns barométriques, elle reste fort au-dessous de la ligne B i représente les résultats des expériences dans lesquelles

employait l'air ordinaire.

Enfin, la colonne 6 montre, comme l'avait fait la colonne 4

tableau VII, que la durée de la vie, rapportée à un litre lir oi-dinaire sous la pression normale, va en diminuant se une rapidité étonnante, quand augmente la pression, pour mieux dire, la tension de l'oxygène. Il est donc surabondamment démontré que l'oxygène, sous le certaine tension, est un agent redoutable qui, dans l'air mprimé en vases clos, vient d'abord mêler son action à Ile de l'acide carbonique produit, et qui, pour les hautes tsions, est la cause principale, bientôt unique de la mort : Lte tension, mesurée par l'expression OxP, pouvant être eînte, suivant la remarque déjà si souvent faite, enaugsntant soit la pression barométrique F, soit la richesse ceniimale 0.

Mais il reste établi, en même temps, que la formule énoncée page 587, touchant la mort par l'acide carbonique en trop forte tension, demeure Texpression de la vérité. Il faut seulement, pour la vérifier expérimentalement, se mettre à l'abri de l'excès d'oxygène.

F . — Compression avec de l'air ordinaire : élimination

de l'acide carboniqœ.

La présence de l'acide carbonique m'avait empêché, comme on vient de le voir, de trouver la véritable loi qui détermine l'épuisement de l'oxygène de l'air comprimé, pour les animaux qu'on y laisse périr en vases clos.

Mais l'action funeste de l'oxygène comprimé, que les études dont je viens de rendre compte m'avaient révélée, ne me permettait plus de penser que la loi si simple, établie pour les pressions inférieures à celle d'une atmosphère, pourrait continuer à s'appliquer aux pressions supérieures.

Il était cependant nécessaire de préciser les faits. Rien de plus simple, en apparence; il suffisait de disposer les expériences de manière à ce que l'acide carbonique fût éliminé au fur et à mesure de sa formation, en telle sorte qu'il n'intervînt pas dans le phénomène. Mais la capacité fort restreinte des récipients que j'avais à ma disposition rendait la manœuvre assez difficile, parce que l'oiseau, en se remuant, finit presque toujours par se mettre au contact de la potasse, d'où résultent des brûlures, un trouble considérable et souvent une mort prématurée.

Je n'ai pu obtenir une série de résultats satisfaisants qu'en faisant usage de l'appareil dont le récipient est une bouteille à mercure ; il m'a été facile alors de multiplier les expériences, grâce à la capacité et à la largeur d'ouverture de mon récipient. De plus, sa grande solidité m'a permis de pousser la compression beaucoup plus haut que dans les appareils de verre. Le seul inconvénient était l'opacité, qui empêchait de suivre les phases de l'expérience et de déterminer le moment précis de la mort des animaux.

Je remplissais une partie du cylindre avec de l'eau contenant de la potasse en dissolution. Le moineau enfermé dans une petite boule en grillage, était suspendu au-dessus du liquide. Dans ces conditions, on ne trouvait pas trace d'acide carbonique dans l'air où il avait séjourné et péri.

Je rapporte ici une série d'expériences tout à fait caractéristiques :

Expérience CXLVll. — i8 septembre. Moineau à 3 atmosphères i/4. Laisse dans Tair où il meurt 1 pour 100 d*oxygène. Tension de Toxygène : Ox P = 1 X 5,25 = 3,25.

ExpÉBiEficB CXLYIU. — 22 septembre. Moineau à 6 almo^hères 1/4. Laisse 0,8 p. 100 d'oxygène.

OxP = 5.

Expérience CXLIX. — 3 octobre. Moineau à 9 atmosphères. Laisse 2,2 p. 100 d*oxygène,

OxP = 20,8.

ExpÉRiENC)^ CL. — 7 octobre. Moineau à 12 atmosphères. Laisse 5,6 p. 100 d'oxygène.

OxP = 67,2.

ExpÉaiENCE CLI. — 6 janvier. Moineau à 15 atmosphères. Laisse 14^5 p. 100 d'oxygène.

OxP=217,5.

ExpÉaiENCB CLIL — 50 septembre. Moineau à 20 atmosphères. Laisse 18,3 p. 100 d'oxygène.

OxP = 366,0.

ExpÉEiBNcB CLIIL — l*^ octobre. Moineau à 24 atmosphères. Laisse 30,5 p« 100 d'oxygène.

OxP=^487,2*

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