‹ La pression barométrique. Recherches de physiologie expérimentaleChapitre 8 sur 160 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

Le présent livre qui, si je ne me fais illusion, a de quoi intéresser non-seulement lies physiologistes, mais les médecins, les ingénieurs, les voyageurs même, se divise en trois parties : historique, expériences, conclusions.

J'ai apporté à la rédaction de l'historique les soins les plus minutieux. Je me suis efforcé de réunir tout ce qui a été écrit sur le sujet de mes études. Il m'a semblé qu'il y aurait grand intérêt pour le lecteur à avoir ainsi sous les yeux toutes les pièces du procès, avec l'infinie variété des récits, leurs contradictions fréquentes, et souvent aussi leurs répétitions instructives. J'ai cru devoir prendre le parti de rapporter textuellement les paroles des auteurs cités: je me suis défié des analyses même les plus consciencieuses; il m'est arrivé de voir plusieurs fois, dans mes recherches bibliographiques, les affirmations d'un auteur transformées en négations par une série de traductions et d'analyses. Du reste, des chapitres de résumé et de critique reposent l'esprit du lecteur; mais du moins chacun des faits qui y sont affirmés trouve sa preuve dans les extraits qui précèdent.

Dans la deuxième partie se trouvent rapportées mes expériences personnelles. Les litres des chapitres indiquent suffisamment l'ordre dans lequel j'ai conçu leur exposition. Un coup d'œil jeté sur la table des matières montre qu'après avoir étudié directement l'influence des changements dans la pression barométrique, j'ai consacré quelques chapitres à des recherches nouvelles sur l'action physiologique de l'acide carbonique, sur l'asphyxie, sur les gaz du sang. Le lecteur verra, en les parcourant, que je ne me suis pas autant écarté de mon sujet que pourrait le faire supposer ce simple énoncé; les nombreux renvois que je fais, dans mes conclusions, à cette partie de mon livre, en donnent une preuve évidente.

PRÉFACE. m

J'ai| dans la rédaction des expériences, qui sont au nombre de six cent soixante-dix environ, employé la méthode énumérative; toutes celles qui m'ont paru présenter de l'intérêt ont été exposées tout au long. Cette méthode a pour avantages d'abord de fournir la preuve de toutes les affirmations, ensuite de permettre parfois au lecteur de trouver dans le récit des expériences ce que l'auteur n'y a pas vu luimême. Des résumés annexés à chaque chapitre facilitent d'ailleurs la connaissance rapide des résultats obtenus. Je dirai, enfin, que sur chaque point, les expériences sont énumérées suivant leur date d'exécution ; on peut ainsi tenir compte des observations qui ont échappé au début des recherches, des perfectionnements réalisés par l'expérimentateur, et, par suite, de la valeur sans cesse décroissante des causes d'erreurs.

Enfin, la troisième partie est intitulée : Faits récents^ rétumé et conclusions. J'y reprends d'abord l'historique que j'avais, dans la première partie, amené seulement] usqu'à mes propres travaux. Puis, je tire les conclusions de toutes mes séries de recherches. On verra qu'ici, ma convention avec M. Jourdanet n'a pu être exécutée dans toute sa rigueur, et que je n'ai pu m'empêcher de faire quelques incursions sur le domaine qui lui était réservé.

Le chapitre Ul et dernier, qui a pour titre : Conclusiom générales^ ne contient que trois pages. Puisse cette sobriété dans le résumé me faire pardonner les onze cent cinquante pages qui m'ont paru nécessaires pour y conduire le lecteur ! Je laisse à d'autres le soin délicat de décider si cette antithèse prête à la critique ou à l'éloge. Je me bornerai, plaidant du moins les circonstances atténuantes, à rappeler que l'Institut m'ayant fait l'honneur, en 1875, sur le rapport de l'Aca*

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