‹ La pression barométrique. Recherches de physiologie expérimentaleChapitre 7 sur 160 · PRÉFACE. T · texte numérisé non relu

PRÉFACE. T

indiqué l'importance et la difficulté, il .s'établit entre nous une sorte de convention tacite. Je devais me borner à étudier, expérimentalement, dans le laboratoire, à Taide de mes instruments, les modifications que des changements de la pression barométrique apporteraient dans les manifestations vitales des animaux ou des végétaux. Quelle que fût l'ampleur de mon outillage expérimental, ces changements ne pouvaient bien évidemment être de longue durée, en telle sorte que, pour qu'ils produisissent des effets évidents, il fallait de toute nécessité qu'ils fussent considérables. C'est là, du reste, le propre des expériences de laboratoire.

M. Jourdanet se réservait légitimement l'étude des effets que peuvent produire des variations barométriques légères, mais s' exerçant soit pendant un temps encore assez bref sur des malades — réactif dont l'exquise délicatesse fera toujours un peu peur aux expérimentateurs, — soit pendant des années sur les mêmes individus, ou des siècles sur les générations successives, mêlant ainsi son action à celles de tant de causes connues ou inconnues : périlleux problèmes, mais bien propres à séduire un esprit ardent et sagace, servi par inie plume éloquente.

Nous avons tous les deux accompli notre tâche : depuis deux ans déjà, M. Jourdanet a publié son beau livre de l'/nflaetice de la pression de l'air sur la vie de riiomme : climats (F altitude et climats de montagne\

Quant à moi, retardé par des luttes extra-scientifiques, arraché trop souvent à mon laboratoire par la sévérité des devoirs civiques, j'apporte seulement aujourd'hui les résultats mis en ordre de mes longues recherches.

« Paris, G. Masson, 4875. — *2* édition, 1876.

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