‹ La pression barométrique. Recherches de physiologie expérimentaleChapitre 81 sur 160 · IS.O · texte numérisé non relu

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au.?

La figure 40 rend encore plus faciles à saisir les résultais de ces trois expériences au point de vue de la variation des gaz du sang; comme de coutume, les quantités de gaz sont mesurées sur Taxe vertical, la richesse en oxygène et la pression barométrique, qui lui correspond, sur l'aie des x. Les résultats de l'expérience CXG sont marqués par des lignes

poinliUées ; cqux de l'expérience GXCi par des

traits ; ceux de l'expérience CXCIl par des traits et des

points

. On voit du premier coup d'œil que, dans le sang veineux comme dans le sang artériel, l'oxygène et l'acide carbonique diminuent quand diminue la tension de l'oxygène respiré.

On voit également que la dilTérence dans la riches&e gazeuse du sang artériel et du sang veineux reste presque constante jusqu'à ce que l'air soit à peu près à moitié épuisé d'oxygène, c'cst-à'dirc jusqu'aux environs d'une demi-atmosphère. Au delà, les tracés se rapprochent.

Ainsi, jusqu'à un certain degré, le sang veineux s'appauvrit en oxygène de la même quantité que le sang artériel : ceci mérite quelque attention.

Prenons, par exemple, l'expérience CXG. Au début, le sang artériel contient 21,0 d'O; le sang veineux, 12,4 : dilTérence

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9,2; ce qui yeut dire que les tissus avaient besoin pour leur entretien régulier et ont consommé au passage 9,2 volumes d\)xygène par chaque 100 volumes de sang.

Nous nous abaissons à une pression de 41%8, et, en vertu de la moindre capacité du sang pour l'oxygène à cette pression (voy. plus bas, sous-chap. V), il n'y a plus que i 9,6 de ce gaz dans le sang artériel; nous n'en trouvons que 10,2 dans le sang veineux : différence 9,4. La consommation d'oxygène par les tissus est donc restée la même, malgré l'abaissement de la proportion d'O du sang, et l'on comprend que l'animal n'éprouve aucun trouble notable dans ses diverses fonctions : respiration, circulation, etc., comme le montre le récit dé* taillé ^e l'expérience.

Mais nous continuons à descendre ; la pression n'est plus que de 17% et dans le sang artériel il n'y a plus que 8,8 volumes d'oxygène. Bien évidemment, la consommation d'oxygène par les tissus n'a pu rester à la même valeur^ valeur que nous avons vue être supérieure à 9 ; or, l'analyse du sang veineux montre qu'elle s'est abaissée à 6,6, c'est-à-dire qu'il reste encore dans le sang veineux 2,2 volumes d'oxygène, que ne peuvent extraire facilement les tissus. De là résultent pour 1 animal des troubles nutritifs manifestes, un abaissement de la température, une dépression générale des muscles, et notamment du cœur, ce qui ajoute encore à l'effet funeste, en diminuant la consommation de l'oxygène par la diminution de l'activité circulatoire.

La difficulté croissante de la dissociation de l'oxy-hémoglobine du sang veineux quand la proportion d'oxygène y diminue beaucoup parait être la cause des angoisses de Tanimal, qui ne peut plus extraire de son sang la quantité d'oxygène nécessaire pour son équilibre nutritif dans une température donnée. Or, la quantité proportionnelle d'oxygène que consomment les animaux est très-différente d'un individu à un autre, comme le montre, par exemple, l'expérience CXG, où elle est de 9,2, comparée à l'expérience GXGII, où elle est de 3,5. De plus, la quantité absolue d'oxygène contenue dans un volume donné de sang varie singulièrement aussi, comme

nous Tont appris les nombreuses analyses dont nous avons déjà rendu compte. Enfin, la quantité du sang lui*même pa<raît également fort variable. Il n'y a donc rien d'étonnant que la manière d'être des divers individus d'une même espèce, et à plus forte raison des représentants d'espèces différentes, soit très-variable en présence d'une même dépression, l'un étant très-impressionné, tandis que l'autre n'éprouvera presque rien. On se rend compte aisément de ceci en supposant deux animaux dans lesquels deux de ces trois conditions seraient identiques, et la troisième fort différente, au con-^ traire; ilest inutile d'insister là-dessus, parce qu'on sent une série de combinaisons dont le jeu rend fort complexe le problème et impossible la prédiction certaine de l'éventualité. Nous aurons à revenir sur ces faits, quand nous en arriverons, dans la troisième partie de l'ouvrage, à l'explication des accidents connus sous les noms de mal de$ aérostais et de mal des montagnes.

SOUS-CHAPITRE V

DB LÀ QUAiniTÉ d'oXTGÈME QUE PEUT ABSORBER , AUX DIVERSES PRESSIONS

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