GO
A 361»»: 0 23,0; G0« 22,0; Az 2,0. ^^ = 0,95.
ro*
A 99»» : 0 22,3; GOM8,9; Az 0,3. ^ =0,84.
A 53»» : 0 20,8 ; GO* 15,4 ; Az 0,2. ^=0,74.
Expérience GGI. — 29 mai. Sang de chien; température 24^; flacon de 4',330.
A 738»» (déduction de la tension de la vapeur d'eau), le sang contient :
0 25,6; G0« 23,0; Az 2,6. ÎJ. = 0,89.
A 318»»: 0 23,7; G0« 18,9; Az 1,8. ^' = 0,79.
A 128»» : 0 23,0 ; G0« 16,2 ; Az 0,5. ^ =0,70 A 78»» : 0 25,0; G0« 13,7; Az 0,5. 1^ = 0,59. A 58»» : 0 19,3; G0« 10,8; Az 0,3. 1^ = 0,55.
Le graphique ci-contre (A, fig. 45) résume et exprime la moyenne des résultats des expériences précédentes, pour ce qui a trait à l'oxygène. Il a été obtenu en supposant que la proportion initiale de l'oxygène, à la pression normale, était toujours de 20 volumes pour 100 volumes de sang, et en déterminant la valeur des autres nombres par des proportions
GAZ DO SANG EXPÉRKHCBS !N KfTRO. «M
seiiiblables à celle-ci, qui s'applique à l'expérience CXCIII :
19 (pression normale): 20=^ 17,2 (pression de 56") : x=18,l.
Vnisimple coup d'œil fait voir que, de la pression normale
jusqu'à celle de -10 à 15 centimètres de mercure, le sang ab-
sorbe des quanlilcs peu différentes d'oxygène : un ou deux volumes en moins, et voilà tout. It est même fort possible que celte différence porte seulement sur l'oxygène dissous dans le plasma, qui s'élève, suivant M. Fernet, à 2,88 pour
100 volumes de liquide. Ainsi, nos analyses, qui vont jusqu'à des pressions considérablement plus basses que celles employées par M. Fernel, donnent des résultats qui déposent dans le sens des conclusions de ce physicien.
Mais à partir de 15 centimètres de mercure et au delà, l'oxygène sort en bien plus grande proportion du sang que ne le voudrait la loi de Dalton. Il se fait là une dissociation de la combinaison de l'oxygène avec l'hémoglobine, dissociation dont l'intensité augmente avec rapidité.
Une sorte de contre-épreuve a été faite en employant une méthode plus voisine de celle de M. Fernet, puisqu'au lieu d'extraire progressivement Toxygène par Tagitation à des pressions de plus en plus faibles, on mesurait la quantité absorbée par un sang absolument dépouillé de gaz au préalable.
Yoici les résultats de trois expériences ainsi exécutées. On verra qu'ils concordent, dans leur sens général, avec ceux qui ont été obtenus par la première méthode.
Expérience CCIi. — 30 décembre; pression 762"'".
On prépare deux pompes à mercure et deux appareils à extraction des gaz du saag, dans lesquels on fait le vide absolu.
On prend dans la veine jugulaire d'un chien, à Taide d*une seringue, 158^^ de sang qui est iiyecté dans un flacon plein d*air ; agile longtemps dans le flacon, le sang est ainsi déûbrinë et oxygéné. Oa fait passer dans l*une de6 pompes 89^,5 de sang mesuré dans une éprouvette graduée, sang flllré sur un linge et débarrassé de la librine et des bulles d'air; on extrait les gaz du sang chauffé de db^ à 39®, jusqu^à ce qu'on entende un choc sourd : le sang est bien réduit. L*extracUon faite, on refroidit le sang dans Teau froide à 10* environ.
L'analyse des gaz extraits montre que 100<'<' de sang agité dans Tair A la pression d'une atmosphère ont absorbé 19^,8 d'oxygène.
On fait rentrer dans l'appareil vide de l'air à la pression de 1/2 atmosphère ; pour cela, on dispose un long tube vertical T (fig. 44) dans lequel on verse du mercure; il est fenné par un bouchon A deux trous traversé par deux tubes de verre. L'un, a, est enfoncé dans le mercure, et la partie immergée a une longueur de 581°"° moitié de 762°"°; il s'ouvre dans l'air et porte un robinet r. Le deuxième tube b, qui pénètre seulement à la partie supérieure du tube plein de mercure, se recourbe au dehors en un siphon qui vient se fixer par un caoutchouc c sur le tube central faisant saillie au centre de la petite cuve à mercure C qui surmonte le robinet R de la pompe à gaz; en tournant ce robinet comme le montre la figure, et en ouvrant
irec précaution le robinet r, on fait pénétrer bulle à bulle l'air extérieur à fraters le mercure, et lorsque Tair qui est venu au contact du sang possède une pression égale à une i/2 atmosphère, Tair extérieur cesse de rentrer par le tube a.
On agite alors le sang en élevant et en abaissant le ballon de l'appareil à extraction, on agite 25 fois le sang avec l'air et avec du mercure ; le sang devient d'un rouge trés-vif.
En manœuvrant la pompe, et en tenant élevé au-dessus de l'horizon le ballon contenant le sang, on fait passer ce sang dans la chambre barométrique, puis dans une seringue. On en obtient ainsi 69^» que Ton fait pénétrer dans la seconde pompe à mercure. L'ex* traction des gaz donne lA^^^^b d oxygène d'air; soit, pour iOO vol., et après corrections, 19,8, nombre identique au précédent.
Ainsi le sang absorbe exactement la môme quantité d*oxygène dans les deux cas.
ExpERiEKCE CCIII. — 51 décembre.
100'^ de sang de chien ont absorbé, sous la pression ordinaire de 760'»"», 5i",4 d'oxyj^ène. lOO'^*^ du même sang privé d'abord complète^ ment de gaz ont absorbé sous la pression de 24""°, c'est-à-dire à une pression 52 fois moindre, 26", 1 d'oxygène.
ExpÉRiBRCfi CCIY. — 20 et 21 mars. Chez un chien terrier, bien portant, on prend dans une branche de l'arlère fémorale 500c(^ de sang qui est défibrinë par l'agitation dans un flacon.
Dans un grand flacon dont le volume intérieur est égala 4^555, on fait le vide à l'aide de la machine pneumatique, et on extrait ensuite de l'air avec une pompe à mercure, de manière à amener la pression de l'air qui reste à 2 centimètres environ; on injectedans le flacon, à l'aide d'une seringue, 68" de sang complètement privé de gaz par l'extraction des gaz à l'aide d'une pompe à mercure à 40^, et Ton agite le sang avec l'air raréflé pendant 1/2 heure, agitation obtenue à l'aide du moteur hydraulique. Après l'agitalion, on mesure la pression de Tatmosplière raréfiée et on diminue la pression trouvée de la tension de la vapeur d'eau à la température de l'air du laboratoire, afin d'obtenir la pression de l'air supposé sec; on trouve seulement 152'""'. On extrait les gaz du sang agité avec
Fig. U. — Appareil destiné à meUre le sani; au contact de l'air sous une certaine diminution de pression.
604 BIPÈRIENGES.
l*air possédant seulement cette faible pression, en faisant passer directe^ ment le sang du flacon dans une pompe à gaz vide absolument (pesée du flacon avant et après).
2® On injecte dans le flacon, à Taide de la seringue, 68<^^ de sang privé de gaz et éS^^" d'air; agitation pendant 1/2 heure, etc.... Dans les expériences suivantes, on injecte de même chaque fois 68^^ de sang et 68'''' d*aîr. Voici les résultats obtenus après les corrections nécessaires :
100^ de sang d*abord privé de gaz
A la pression de iS'' ont absorbé T'^sS d'O.
Il résulte donc de ces faits que jusqu'à de basses pressions la conti*adiction signalée entre les expériences faites in vitro sur la capacité du sang pour Toxygène et les analyses du sang des animaux vivants subsiste tout entière, telle qu'elle nous était apparue d'abord. A toutes les pressions, le sang, agité dans un flacon, contient une quantité à peu près égale d'oxygène (tracé A de la fig. 43), tandis que chez l'animal vivant la proportion d'oxygène diminue avec rapidité, comme le montrent le tracé G, qui reproduit le tracé Ox de la fig. 31, elles analyses résumées au tableau X (p. 645).
En présence de cette difficulté, je dus me demander si la température élevée du corps de l'animal n'apporterait pas quelques modifications aux résultats que j'avais obtenus à de basses températures. On savait déjà, en effet, que pour extraire complètement l'oxygène du sang il faut joindre à l'action du vide celle d'une température assez élevée. Qu'on me permette de rapporter ici une expérience qui démontre cette vérité :
ExpÉRiBifCE GCV. — 24 juin. 65^ de sang de chien déGbriné sont introduits, à 4^, dans le récipient de la pompe à extraction des gaz, où le vide absolu a été fait préalablement. La température n*estque de 19®.
On agite à plusieurs reprises le sang dans le ballon, et on en extrait tout le gaz qui veut venir, mais sans chauffer. On obtient ainsi, pour iOO<* deliquidefil<''',2 d'oxygène, 20"',0 d'acide carbonique, et 2«,0 d'azote.
Cette manœuvre est répétée jusqu'à 6^ ; depuis plusieurs coups de pompe il ne vient plus de gaz, et le sang est resté nettement rouge. On chauffe
le bain-marie à l'ébullition, et alors» d*un seul coup de pompe, on extrait le reste du gaz : le sang noircit aussitôt. La quantité nouvellement extraite représente, pour 100« de sang : Oxygène i5,2; CO' 15,0; Az 0,6. Ainsi le sang contenait en tout : 0 24<^%4 ; CO' 35,0 ; Az 2,6.
Si l'on eût soumis ce sang aux expériences faites par la méthode précédemment décrite, et que, dans le flacon à agitation, on eût fait le vide complet, à 19% on aurait encore pu en extraire par la chaleur 13",2 d'oxygène. La température a donc une importance capitale.
Je disposai donc l'expérience d'une manière un peu différente. Le flacon à agitation , au lieu d'être attaché sur la planchette de la figure 42, fut solidement fixé au-dessous, à une certaine distance, de manière à plonger dans un bain d'eau tiède dont on entretint la température à un degré sensiblement constant pendant toute la durée de ^agitation.
Or, voici les résultats d'expériences faites dans ces condi* tions :
Expérience CCVI. — 5 juin. Sang de chien; agité pendant 1/2 heure, le flacon de 4', 550 étant immergé dans l'eau à 40®.
A 725"*°* (déduction de la tension de la vapeur d*eau), il contient : Ox:i5,4;
A lOO»"» : 0 8,5.
Expérience GCYII. — 10 juillet. Sang de chien; agité pendant 20'"^ le flacon de 4', 550 étant immergé dans Teau à 40"*.
A 758'»" (avec la déduction habituelle), le sang contient : 0 20,1 ; C0« 18,8; Az 1,5.
A 290'»'» : G 16,4; C0« 15,0; Az 0,6.
A 87'»'° : G 11,5; CG« 8,6; Az 0,4.
A 26"'»: G 7,2; C0« 7,0; Az 0,2.
Expérience CCVIH. — 18 février. Sang de chien déflbriné, à 58o terap. intérieure. Agilation à la pression normale; le sang contient 0 20,2; A 58*^: 0 17,7; A19*:G 16,4.
Expérience CCIX. — 26 février. Sang de chien défibriné. Agitation à la pression normale; température intérieure du flacon 58**; le sang contient 018,2; CGM0,1;