C.R. de J. Delarue
Epithélioma pulmonaire à petites cellules de Bernard-Huguenin, avec oblitération complète de la bronche souche gauche. Atelectasie massive dans le domaine de cette bronche, sans abcès consécutif, atelectasie ancienne chronique avec sclérose intense.
La masse pancréatique est une métastasie rétropéritonéale de la tumeur pulmonaire.
LES CIRCULATIONS COLLATERALES PARIETALES DANS LES SYNDROMES MEDIASTINAUX
Comme l’a montré le Professeur Maurice Vir- LARET, en collaboration avec GILBERT, il existe des territoires vasculaires sous-cutanés distincts qui peuvent être attribués aux trois grands systèmes veineux du thorax et de l’abdomen. Ils ont pu distinguer ainsi dans les circulations collatérales, si complexes en apparence, de la paroi théraco-abdominale des zones différentes qui extériorisent pour ainsi dire la gêne localisée dans les domaines de la veine cave supérieure, inférieure ou porte, suivant que les varicosités sous-cutanées sont thoraciques supérieures, sous ou sus-ombilicales, abstraction faite de détails anatomiques de ces circulations.
Les affections du médiastin retentissent essentiellement sur le territoire de la cave supérieure,
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même celles développées dans le médiastin inférieur.. C’est ainsi que dans l'observation du Professeur SERGENT que nous avons déjà citée, une volumineuse tumeur développée en arrière du plastron sterno-costal avait provoqué de l'hypertension dans le domaine de la veine cave supérieure: La veine cave inférieure a, en effet, un trajet très court dans l'étage sus-diaphragmatique et ce seront les affections abdominales essentiellement qui retentiront sur elle.
Dans les compressions médiastinales, le proces- : sus pathologique peut retentir sur la veine cave supérieure ou seulement sur un de ses troncs constituants.
En cas de compression de la veine cave supérieure, la circulation collatérale est souvent discrète; elle peut manquer lorsque le malade est couché et elle ne deviendra plus apparente si celui-ci se dresse sur son séant, alors se dessinent de grosses veines dilatées à la racine des bras et à la face antérieure du thorax, souvent à la base de la poitrine il existe de petites varicosités capillaroveineuses à la frontière des territoires cutanés caves inférieur et supérieur.
Si l'obstacle ne porte que sur une des branches de la veine cave supérieure, la circulation collatérale sera encore plus localisée,
SISRN *, VRAN
Dans l'observation n° 2, la circulation collatérale est localisée à la face antérieure du moignon de l’épaule gauche, les autres territoires ne présentent ni varicosités, ni dilatations veineuses. Dans une observation publiée par le Professeur ViLLa- RET sur une compression de la veine axillaire, la circulation collatérale est strictement localisée au bras droit. Dans l’histoire clinique d’un autre malade, le même auteur constate que la circulation collatérale n’existe qu’au bras gauche. Il s'agissait d’une compression du tronc bronchio-céphalique gauche par une masse ganglionnaire.
Enfin, dans les cas exceptionnels où la veine cave inférieure est comprimée par un processus pathologique développé dans le médiastin, comme l’a montré le Professeur Maurice VILLARET en collaboration avec GILBERT, la circulation pariétale est abdominale. Dans un premier stade, elle est exclusivement sous-ombilicale et le courant s’y fait d’ordinaire de bas en haut. Dans un deuxième stade, dont la rapidité d’apparition dépend de l'intensité de l'obstacle, la vascularisation envahit le territoire porte, il s’agit alors d’un type «cave-porte » mixte.
LES ŒDEMES LOCAUX DANS LES SYNDROMES MEDIASTINAUX
Les œdèmes locaux dans les compressions médiastinales peuvent apparaître à tous les moments de l’évolution de l’affection. Comme nous l’avons vu pour le cas de Mme. B.…., concierge, ils peuvent être un symptôme d’alarme réalisant la première manifestation clinique de l’affection; par contre, ils peuvent aussi bien survenir au stade terminal de l’évolution et même passer presque inaperçus. Seul un examen minutieux décèlera un comblement, un empâtement d’une région.
Ils se présentent sous la forme d’un œdème blanc-rosé, résistant, prenant plus ou moins mal le godet, non douloureux. Lorsqu'ils sont localisés à un bras, le malade n’accuse qu’une sensation de lourdeur du membre. |
Un des caractères primordiaux de ces œdèmes est de coïncider avec les territoires où se dessine la