ART FETE
circulation collatérale. On pourra donc décrire plusieurs variétés, suivant les cas.
Soit un œdème en mantelet occupant la partie supérieure Gu thorax, remontant à la base du cou. L’'œdème peut être plus discret et-ne réaliser qu'un comblement des creux sous-claviculaires.
De pair ou isolé, il peut exister un certain degré de boursoufflure de la face.
Tout comme la circulation collatérale, l’æœdème peut être localisé à un bras. Au degré extrême, on peut voir une augmentation de volume globale de tout le membre ou à l’opposé un léger empâtement très discret.
Comme nous le verrons en étudiant la pression veineuse de la circulation de retour du médiastin, ces œvlèmes sont sous la dépendance de la compression des troncs veineux et les différentes topographies qu’ils peuvent réaïiser répondent aux zones des vaisseaux obstrués.
Aussi, quand la thérapeutique pourra lever l'obstacle, les œdèmes disparaîtront, de même que la circulation collatérale, parallèlement à la baisse de l’hypertension veineuse localisée:
LA PRESSION VEINEUSE ET LES HYPERTENSIONS VEINEUSES LOCALISEES
DANS LES SYNDROMES MEDIASTINAUX
L'étude de la pression veineuse dans les syndromes médiastinaux est très importante, car seule elle rend compte d’une façon exacte du degré de souffrance de la circulation veineuse du médiastin. L'observation de la circulation collatérale, les œdèmes locaux peuvent déjà renseigner sur l’importance de l’obstacle qui comprime les troncs veineux. Mais ce sont des symptômes d'appréciation parfois très délicate à faire, difficiles à comparer avec précision d’un examen à l’autre.
Par contre, la mesure de la pression veineuse, si on emploie la méthode directe mise au point par le Professeur VILLARET et son école, donne des renseignements précis facilement comparables,
Dete Qe
Pour que les données fournies par cette méthode aient de la valeur, il faut, après avoir éliminé les causes habituelles d’erreur, rechercher la pression veineuse dans plusieurs systèmes veineux. C’est ainsi que dans les cas d’affections du médiastin, on comparera les chiffres du système de la veine cave supérieure à ceux du système veine cave inférieure. De même, on fera des mesures à chaque membre, aux veines du pli du coude pour le membre supérieur à la saphène interne pour le membre inférieur.
De plus, on devra comparer les chiffres de la
pression veineuse avec ceux de la pression arté-
rielle.
De cette façon, on éliminera les causes générales de modification de la circulation veineuse imputables non à une gêne localisée, mais à une défaillance du myocarde.
Si l’on examine les résultats ainsi obtenus, on constate qu’en règle générale, dans les compressions médiastinales, il existe une hypertension dans le système veine cave supérieure.
Cette hypertension est, en général, élevée, 40 et 37 cm° d’eau, tels sont les chiffres des trois malades dont nous avons. rapporté les observations. Elévation importante, puisque les chiffres normaux sont de 10 à 14 cm* d’eau.