‹ La Pression Veineuse et la Circulation de Retour dans les Compressions Médiastinales:Chapitre 18 sur 20 · MAD · texte numérisé non relu

MAD

point de vue diagnostic d’abord, et ensuite pour :

suivre l'effet du traitement.

. En effet, de tels malades peuvent se présenter avec une symptomatologie qui, du premier abord, peut aiguiller vers d’autres organes. L'un de nos malades est venu consulter pour hémoptysies et fut soigné pour bronchite chronique. Chez un autre, ce sera la dysphagie qui dominera la scène, pouvant faire penser à une affection du tube digestif. Aussi est-il intéressant d’avoir un signe sûr qui ramènera l'attention vers le médiastin et fera centrer les recherches cliniques et de laboratoire sur cette région. | L'histoire d’une de nos malades est particulièrement instructive à ce point de vue. Elle vient consulter pour une augmentation de volume :considérable de son bras droit. A l'examen, on constate un œdème rosé, dur, ne prenant pas le godet, non douloureux, une circulation collatérale ‘localisée entre le sternum et l’épaule gauche. Le premier diagnostic qui fut porté dans l’entourage de la malade fut celui de phlébite du membre supérieur, malgré l’absence de fièvre. l

Mais une pression veineuse de 31 au bras gauche et seulement 17 au bras droit fit supposer im- Mmédiatement dans le service une compression du tronc bronchio-céphalique gauche.

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Le laboratoire et la radiographie vinrent donner l'étiologie de cette affection.

Chez un des autres malades, se présentant comme un pulmonaire, on trouva une hypertension veineuse localisée au système de la veine cave supérieure; les chiffres étaient de 40 cm d’eau aux deux bras, contrastant avec une hypotension du système veineux cave inférieur, 4 cm° d’eau à la cheville gauche et 5 à la cheville droite. De tels résultats attiraient immédiatement l’attention sur le médiastin.

La mesure de la pression veineuse permet également de suivre l'effet du traitement instauré. Comme nous l’avons vu, l'obstacle est plus créé par la médiastinite concomitante que par le volume même de la tumeur. L'étude de la circulation de retour fournira un test précis pour apprécier les effets de la thérapeutique employée et pourra la guider. Une observation déjà publiée illustrera ce que nous avançons. Nous la résumons brièvement :

«M: B..., boulanger, âgé de 41 ans, vient consulter dans le service du Professeur Sergent pour une augmentation du volume du bras droit, survenue depuis deux mois et demi.

De AD

«Examen : œdème global du bras droit, dur, peu douloureux, légère cyanose de la main et des ongles. Dans l’aisselle droite, gros paquet ganglionnaire avec une zone nettement fluctuante. Dans l’autre aisselle, dans les aines et le long des sternomastoïdiens, il existe des ganglions très volumineux. Depuis l’âge de 10 ans, le malade a été soigné pour polyadénopathies bacillaires. Mais depuis deux mois seulement il a remarqué une augmentation de volume très nette de ganglions de l’aisselle droite.

« Le 29 janvier 1934, la pression artérielle prise au Vaquez auscultatoire est de 14/8 aux deux bras. La pression veineuse est de 30 au pli du coude du côté droit et de 10 au pli du coude du côté gauche.

« Le 30 juin, ouverture au thermocautère de l’abces axillaire, émission d’une grande quantité de pus.

« Le 3 juillet, alors que la suppuration est totalement tarie, que l’œdème a disparu, la pression artérielle restant la même, la pression veineuse du côté droit s’est abaissée à 20, restant toujours à 10 du côté sain, montrant ainsi que la compression de la veine axillaire par la masse ganglionnaire, quoique moins intense, persiste encore.

<Du 3 juillet au 6 octobre, Je malade recoit 4 applications de rayons X sur la région axillaire droite.

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