‹ La Pression Veineuse et la Circulation de Retour dans les Compressions Médiastinales:Chapitre 8 sur 20 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours des quelques mois que nous avons passés dans le service de notre Maître le Professeur Maurice ViLLARET, comme stagiaire et comme externe, nous avons eu plusieurs fois l’occasion de constater l’importance, tant du point de vue diagnostic que pronostic, de l’étude de la pression veineuse dans les cas de syndrome de compression médiastinale.

Les observations que nous avons recueillies prouvent qu’au milieu des symptômes à première vue disparates et sans lien que l’examen de tels malades nous présente, l’étude de la circulation de retour est un élément fixe autour duquel il est possible de grouper les renseignements fournis par la clinique.

En se basant sur les travaux de Maurice VILLARET avec GILBERT ayant trait aux territoires sous-Cutanés des systèmes veineux de l'organisme, il est possible par l'étude des modifications de la circu-

lation de retour, suivant de nouveaux procédés de recherche, de faire un diagnostic topographique . selon les régions où l’on constate une circulation veineuse collatérale, des œdèmes localisés ‘et une hypertension veineuse.

En plus de l'intérêt diagnostique, l’étude de la pression veineuse renseigne d’une façon précise sur le degré de souffrance de la circulation médiastinale permettant ainsi de suivre l'effet du traitement, en général cyanure de mercure ou radiothérapie.

Nous regrettons, vu l'intérêt du sujet, de n’avoir pas pu le traiter plus à fond, mais, hélas! la médecine telle que les circonstances nous obligent à la pratiquer nous éloigne, et de beaucoup, de celle qui nous fut enseignée dans les hôpitaux de Paris.

Malgré tout, nous osons espérer que notre Maître, le Professeur VILLARET, ne reniera pas un de ses dévoués élèves et nous le remercions du grand honneur qu’il nous a fait en acceptant la présidence de cette thèse après avoir eu la bonté de nous en fournir les éléments. |

LES SYNDROMES MEDIASTINAUX

Nous envisageons seulement ici les compressions

médiastinales de l’adulte, laissant de côté celles de

l'enfant où l’étude de la circulation de retour se heurte à des impossibilités anatomiques: |

Tout processus pathologique se développant dans le médiastin, étant donné l’exiguité de la région, présentera une symptomatologie d'emprunt. Ainsi des affections d’étiologie différentes pourront avoir des signes communs en rapport avec une commune localisation.

Si l’on prend la bifurcation trachéale et la bronche gauche comme repère, on peut décrire quatre régions. Le processus tumoral et la médiastinite qui, en règle, l'accompagne, réaliseront plusieurs syndromes selon la région où ils se développent.

Nous décrirons d’abord la COMPRESSION DU MÉ- DIASTIN SUPÉRIEUR ou de la veine cave supérieure. C’est le syndrome le mieux individualisé. I se tra-

duit par une cyanose de la face, des mains, un œdème en mantelet, des dilatations yeineuses SOUScutanées dans le même territoire, un certain degré de boursoufflure de la face.

L'hypertension veineuse dans ce même domaine détermine des vertiges, des éblouissements nécessitant parfois une saignée.

Une observation illustrera ce syndrome.

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