‹ La prière des naufragésChapitre 12 sur 41 · LES MÊ:MES, ROBERT · texte numérisé non relu

LES MÊ:MES, ROBERT

EoBERT {dans la hutte). — Père î père !... je meurs de froid !

Eaoul. — 0 mon Dieu !

Babilas (ôtant sa veste). — Ali saprelotte î. . . ça n'est guère pluclieux, mais ça vaut toujours mieux que rien. (7/ entre dans la hutte.)

Eaoul. — Mon fils se meurt ! et je n'ai aucun moyen de prolonger ses jours. .

Babilas {entrant). — «, Capitaine, Ebbert est sans connaissance. C'est vous, capitaine, c'est vous qui devez le sauver.

Eaoul. — Et comment . . . par quel moyen ?

Babilas. — J'sais pas, capitaine, mais il faut le sauver ... il faut prolonger sa vie . . . un jour. . . une heure. . . Dans une heure, on j)eiit venir nous délivrer.

Eaoul {après œvoir réfléchi). — Oh ! non c'est impossible !

Babilas. — Vous voulez donc qu'il meure.

Eaoul. — Xon. . . j'ai trouvé.

Babilas. — Ah !

Eaoul. — Une heui\\ as-tu dit ; qu'il vive une lieure !

Babilas. — Oui, et Dieu fera le reste.

Eaoul. — Attends. (7/ prend une hache et sort.)

Babilas. — Tl vivra... il vivra ! (7/ se dirif/e vers la hutte.) Pourvu qu'il ne soit pas trop tard. {On entend au dehors le hrnit d'une hache qui

frappe à coups redoubles.) Pauvre petit capitaine. . . Ah ! si je pouvais donner ma vie pour la sienne !

Raoul {entrant avec des débris de bois qu'il jette dans la hutte). — Tiens, Babilas. allons le sauver, (7/ entre dans la liuttc.)

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