SCÈNE PREMIÈRE
d'antas, ux intendant.
D'Antas. — Avez-Yous informé Ogavito de notre départ ?
L'Intendant. — Oui, monsieur le marquis.
D'Antas. — Qu'a-t-il répondu ?
L'Intendant. — Il m'a demandé à quelle heure monsieur le marquis comptait partir. Ce soir, ai-je dit, à huit heures. Il s'est aussitôt mis à écrire et m'a fait sisrne de sortir.
D'Antas (à part). — Ecrire... à qui donc? (Haut.) J'ai changé d'avis, ce n'est plus ce soir, c'est dans un instant que nous quittons Paris.
L'Intendant. — Pardon, monsieur le marquis; mais les ordres que j'ai donnés. . .
D'Antas. — Vous en donnerez d'autres.
L'Intendant. — Mais les relais qu'on a préparés . . .
D'Antas. — Vous- en commanderez de nouveaux.
L'Intendant. — Je crains ((Ue ce soit impossible, monsieur le marquis.
D'Antas. — Assez. Si vous voulez rester à mon service, ne répétez jamais ce mot : payez dix
fois, vingt fois, cent fois s'il le faut, mais que je sois obéi. Je pars dans une heure. Allez. {Uintendant sort.)