‹ La prière des naufragés drame en cinq actes par mm. D'Ennery et Ferdinand DuguéChapitre 25 sur 75 · GF.ORG ES · texte numérisé non relu

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Vous oubliez que le navire lui appartient, et qu'il m’a payé pour eu prendre le commandement.

HORACE

Mais qu' est-ce que c’est donc que ce marquis d’Antas? Je connais toute la noblesse mexicaine, et je n’ai jamais entendu prononcer ce nom-là.

GEORGES

C’est celui d’une famille qui a toujours habité les frontières «Qi nord et s’y est, dit-on, acquis une fortune énorme. Le marquis d'Antas est un homme étrange qui sème l'or à pleines mains, <4u, à défaut d’amis sincères... dont il se défierait, achète des cousciences et se fait avec son or des alliés forcés.

nORACE.

Comment?

GEORGES, bai.

Un gentilhomme... on Français... dans un moment de faiblesse et de délire, avait commis une do ces fautes qui détruisent l'honneur et le repos d'une famille... Le marquis d’Antas a acheté les

preuve* do cette faute, pour Unir le coupable à sa merci et s'eu faire un esclave I

HORACE

Georges!... ali I c'est infâme!... Hais rien ne m'étonne de lui, car malgré son luxe et sa particule, il a comme des nlluies do bandit. Oh! je l’ai observé longtemps avec persistance, et je no crois pas me tromper sur sou compte... Itegardcz-lc bien quand il s'éveillera : la main est du vautour, l’oeil est du serpeut, et la lèvre est de la hyène. •

D’ANTAS, nhaat.

Doublé!... triplé!... un million! une province! un royaume!... ( Ovvnnt le» >«*.) Vertudieu ! on peut appeler cela un vilaiu réveil!... J’étais à la cour de France, je jouais un jeu d'eufer contre son altesse le Régent, et je me retrouve ici, couché sur la dure et bloqué par des sauvages... Diles-moi, monsieur de Laval, en avez-vous au moins fini avec ces dnnons-la pendant que je donnais ?

GEORGES

• A peu près, monsieur le marquis.

d’antas.

C’est heureux! vous y avez mis le (cmp$ r capitaine.

HORACE

Le tunps qu’il fallait, monsieur.

d’amai.

Ah ! c’est monsieur Horace de Di ioiittc î . Pardon ( je ue vous avais pas vu... Bonjour, monsieur Horace. Au fait, j’avais tort de maudire mon réveil, car jo vais dire le premier à saluer Ij charmante Diane.

noRAn:.

Ne vous donnez pas celle peine, de grâce.

D’ANTAS.

Pourquoi, s’il vous plaît?

non ace.

Parce que cette visite serait un peu trop matinale.

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