‹ La prière des naufragés drame en cinq actes par mm. D'Ennery et Ferdinand DuguéChapitre 41 sur 75 · BA1UBA · texte numérisé non relu

BA1UBA

J’crois bienl

DIANE n OGARITA.

Ma mère?

• HORACE

Où?... Parlez...

BARABAS

A bord do 1‘ Uranie, où j'ai é>é mousse et matelot, pour vous servir.

M B# DE TIHR1NGE.

Mais, mon ami, madame do Lascours est morte.

BARABA9

Morte !... Au fait, elle était plus âgée qu'ça quand j’ l’ai connue. Elle ne peut pas être autaut rajeunie eu quinze ans... Mais j'y suis, j* devine... c'est sa Glie... (a onatiu.) Voua êtes...

OGARITA.

Je ne vous connais pas.

BARABAS

Vous ne me connaissez pas ?... Allons donc!... Mais je vous connais bien, moi, et vous ne pouvez pas me repousser... ça serait mal, ça serait bien mal, main’ (elle Marthe.

OGARITA.

Marthe! Marthe 1... Qui n prononcé ce nom ?... Marthe I on m'appelait ainsi quand j'étais tout enfaut... C'est le nom... ali! c'est lo nom que me donnait ma mère!...

Oui, oui, quand vous me tiriez le ne» et les oreilles... celle-là surtout, qui en est toujours restée mi peu plus longue; quand vous m'appeliez votre gros chien de Terre-Neuve, quand vous me faisiez aboyer... Et à cette heure, vous me repoussez, moi, votre pauvre...

OGARITA.

Attends! attends!... Barabas, n'esl-ce pas?

BARABAS

Elle m'a nommé!

OGARITi.

Ah! lauuilsedérhirel... J'ai retrouvé mon enfance!... Oui, Barabas! (il »bo.«; eiu l'emAnne.) Oh! parle-iiMÎ ( parle-moi du ma mère!...

BARABAS

Excusez, main’ telle... c’est que je flageole un peu sur mes vergues... et puis j’étrangle, voyez-vous... Enfin, j' vas faire de mon mieux.

N** DE THÈRINGE.

Remettez-vous, remettez-vous, inou ami.

BARABAS

Oui, monsieur... Ah! excusez, ma bounc dame... mais c'est que ré-motion... 1a joie... je... (a Ocariu.) Tenez, pour que je puisse parler, faut que je vous reinhrasse ! Ali ! ça va mieux!... Nous approchions doue du Mexique, cl je venais de chauler Lariti... Vous vous rappelez ben aussi c' l'air-là?...

OGARITA.

Cootioue...

Alors, pour lors, v’Iâ qu’un gredin pousse l’équipage à la révolte... Votre brave père i empoigne, le désarme, l« renverse... et dame... il allait IVmbrocher, quand un autre gueux vous saisit et menace de vous jeter par-dessus le bord.

OGARITA.

Oui, je me rappelle cela... Tout à coup, une femme parait, pâle, haletante, les bras étendus vers moi... Je crois la voir encore... Oui, je me souviens de ses traits. (ei.> m uoo«* Ah !

je la vois, ma mère, je la vois deux fois... ici! (eu* omm mmr.) Et là I là!... Itik «Mtr* u giart.i C'est que j'ai tout sou visage, u’estce pas?

DIANE et H®* DE TtlLRINGE.

Oui, oui.

OGARITA.

O ma mère! ma mère!... je vois encore vos larmes de désespoir quand les révolté* vous abandonnèrent sur l'Océan, je sens encore l'étreinte de vos mains lorsque vous m’enleviez au-dessus des vagues, lorsque vos bras me déposaient sur ce bloc de glace... j’entends encore votre dernier adieu, quand les flots vous ont engloutie... car c’est ainsi quelle^ est morte, Diane, gardant tout son saugfroid pour nie sauver, izik ioobIm m pirunst au u» bra» a* du»».)

• DIANE

Vous disiez bien que Dieu ne laisserait pas son miracle iorchevé.

H™* DE THF.RINGE..

Et l’homme qui avait excité la révolte?

UORACB.

Le misérable qui a causé la mort de monsieur de Lascours et do sa femme?

BARABAS

C’était un nommé Carlos.

Carlo* !

BARABAS

LA PRIÈRE DES NAlFRAGÉSs

Vous vous I’ rappclci bon, main* relie ?

OGABITA.

Attends !

BMUIll.

Faut-il que j’ tous refasse son portrait ?... Il avait le teint brun, l’œil noir, les lèvres pincées. . . (d auu»»#u* i et an««ai ; »** *• Thirip?# cl Home ourcheat A u rescoatre.)

Ab!

Bonté divine 1

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