AU
MADEMOISELLE GIRVEUSE.
Sept cartes, sept : qumlo majeure en coeur... quinze èt sept, vingt-deux, et troisdames, vingt-cinq, et trois dix, vingt-huit... et jo iouo l'as de cœur, vingt-neuf, et le roi soixante... allons. . Charlotte !... ^
charlotte , distraite.
Oui, oui, ma tante. (A Job.) Que dit-il , monsiour Job?
job. • -%
Presque rien... Edmond a tant prié son pere que ['usine est vendue... ils viennent habiter Paris !...
charlotte, très-joyeuse.
Ah ! quel bonheur !
•ûb, à part.
Cette joie...
mademoiselle ciRVECSE , jetant sa dernière carte .
CG, 67. 68. cl la dernière 69... j’ai les cartes... 79... 79... coupo, Charlotte ! (Elle donne tes cartes.)
charlotte , distraite.
Oui, ma tante... mais Edmond vient à Paris... il m’aime toujours î
jod, à part.
Elle no m’aime pas !...
mademoiselle girveuse , à part.
Edmond I toujours Edmond !
JOB
Prenez donc vos cartes, Charlotto, Edmond n’ost pour rien dans le jeu... c'est moi que Ion joue...
Charlotte, distraite.
Tiens I c’est vrai !
job, à mademoiselle Girveuse ,
Mais, chère amie, ne l'oubl ez pas non plus I mademoiselle cirvecse, à part.
Je vais perdre pour la punir.
j on, à mademoiselle Girveuse.
C’est un as que vous écartez.
MADEMOISELLE CIRVECSE.
C’est uno distraction !..
job.
Mais Charlotte, vous défaites une seizième I...
CHARLOTTE
Vous croyez I
Mais vous allez perdre toutes les deux !...
MADEMOISELLE CIRVECSE.
On dirait que nous jouons à qui perd gagne I job, 6 rouillant les cartes.
Assez, mesdames... jo no dois pas souffrir plus longtemps une telle partie. (.4 part.) Ah ! Job I Job! mon ami , comment vas-tu te tirer de là f (Charlotte et sa tante se lèvent.)
CHARLOTTE
Ne croyez pas mousicur Job !...
JOB
Ma chère enfant , je no vous en veux pas... vous aimez Edmond , quoi do plus naturel... Vous m’avez choisi par dépit , quoi... de plus simple...
CHARLOTTE
Ah ! Monsieur Job !...
JOB
Puisque je ne vous en veux pas !... Taisez-vous et donnezmoi votre mémoire de modiste... non... ma promesse.
CHARLOTTE
* La voici, Monsieur Job.
I0B, la jetSnt au feu.
Comme cela vous ne pourrez pas me forcer à vous épouser. Impart.) Ouf MI
charlotte, sautant au cou de Job.
Ah 1 Monsieur Job... que jo vous embrasse !...
jod, l'embrasfanl.
Tiens ! voilà ma fiche de consolation !... (A mademoiselle Giroeu se.) Allons, ma respectable amie... là... un bon mouvement... conseillez au mariage de ces deux enfants I
MADEMOISELLE CIRVECSE.
Non, Charlotte s’est trop jouéo do moi;... jo uo dois pas...
CHARLOTTE
Ah t ma taule I...
JOD
Puisqu’il vient à Paris !...
MADEMOISELLE CIRVECSE.
Tu ne veux donc pas M. Blouvillo?
CHARLOTTE
Plutôt mourir I
MADEMOISELLE CIRVECSE.*
Diavolo !... comme tu as bien dit ça I...
CHARLOTTE-
Ma bonno tante, je vous en prie, je vous on supplie !...
MADEMOISELLE GIRVEUSE.
Épouse donc ton Edmond, petit monstre I CHARLOTTE.
Oh I merci, ma tante, merci I...
job, à part, remettant ses gants.
Maintenant je suis tout i mademoiselle Girveuse I
U n'a pas do faux toupet, lui I... __
MADEMOISELLE CIRVECSE.
Ça viendra, ça viendra... (Elle se met au coin du feu et tricote, musique à f orchestre.)
job, à -mademoiselle Girveuse.
Voilà deux heureux do fait... il en reste encore deux autres i faire...
MADEMOISELLE GIRVEUSE.
Qui donc?
JOB
Mais, vous cl moi... no m’avez-vous pas promis votre main I...
MADEMOISELLE CIRVECSE.
Comment, vous avez pris cela au sérieux?...
job.
Jo le crois pardieu bien!...
« MADEMOISELLE CIRVECSE.
Non !... ce n’était qu’uno simple plaisanterie pour empêcher Charlotte de vous épouser.
JOB
Une plaisanterie (Montrant Charlotte.) avec elle !... c’est possible, mais avec vous !
MADEMOISELLE CIRVECSE.
Nous marier ! Job; mais ce serait vous faire fuirtlechez moi... cl je tiens trop à mes habitudes. — Garçons vous mo plaisez... — mari, vous mo seriez insupportable... — choisissez?...
job, à part.
Sapristi, j’ai presque envie do pleurer.
MADEMOISELLE CIRVECSE.
Pierro, uno tasse...
job, à part.
Allons, bien) voilà que je pleure comme un enfant; je crois que je l’aime trop... voilà pourquoi cllo mo rofuse.
MADEMOISELLE GIRVEUSE.
J’ai froid... chauffez-vous donc !
job, s'efforçant de sourire.
Parce que vous avoz froid : ali ! très joli ! très joli ! (A part.) Sapristi... ja pleure toujours...
Charlotte, prenant Job par le bras.
Monsieur Job 1 rentrez chez vous, dormez bien, ne faites pas de mauvais rêves, etc..»
MADEMOISELLE «RVEUSt.
Voulez-vous do thé?
JOB
Merci... je m'en vais... (A Charlotte.) De mauvais rêves... et?...
CHARLOTTE
Et domain je me charge de vos intérêts, pré» de ma tante...
JOB
Bien vrai I
CHARLOTTE
levons le promets... en souvenir d'Edmond.
JO», T embrassant.
Bonne petite Charlotte ! je n'espère plus qu'en vous I
MADEMOISELLE GIHYEl’SE.
Vous dites?
JOB. ou fond du théâtre prenant son chapeau, sa canne et sa douillette.
Je m'en vus I je m'en vais» mademoiselle...
MADEMOISELLE GIRVEOSB.
Revenez demain.
C’est bien loin I
MADEMOISELLE GIRTEÜSE, à part.
Pauvre Job... (Bout.) Revenez dans un mois.
job, allant à elle.
Fin Janvier... c’est plus près... (il lui sens ta main.) Merci! merci I... Bonsoir Charlotte.
charlotte, allant vers sa tante.
Bonsoir, monsieur Job.
( Elle tourne le fauteuil de sa tante pour lui faire voir Job qui a ouvert la porte du fond , elles lui font toutes deux un dernier signe d'adieu.)
L« ridera bette».
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