LOC1SE
Mais, qu’allez-vous faire?
LE MAITRE CKAftrCMIER.
Jeler la petite h l’eau, si votre mari ne lâche pas notre chef' LOLISE.
Entcnds-lu , Raoul, entends* tu?... accorde-Icur ce qu'ils demandeur
Le lendemain, vous vous promeniez sur le porlq cl vous avez rencontré deux autres loups de mer. « Vous cherchez des matelots, vous dirent-ils, vous n’esi Iruuvcrcz pas de meilleurs que nous, a Et vous les avez pris. C'étaient les nommés Cas lu il le cl Bufflord... (Appelant.) Castllille Cl Buillard ! (il* piraluciit.)
RAOUL
Par le ciel, relirex-vous !
CARLOS
Restez !... UI* notent. ) Enfin, il vousencftt venu de la sorle quatre, six, dix autres, que voub enrôliez pour votre compte, ou plutôt pour le mien ; car, invisible et tendant mes pièges dans l’ombre, j'étais derrière tout, j'étais au fond de toulf et maintenant, il n’y a plus à bord d'autre maitre que moi!
RAOCL.
Tu meus!
moiL.
C’est impossible! Ce misérable veut me voler mon navire, mon honneur!...
LOCISE.
Mais on va tuer Ion enfant!
CARLOS
Tenez,' monsieur de Lascours, quoique la position soit peu agréable pour parlementer, je vous propose une transaction : laisscz-inoi aller, et vous aurez tous les Irais la vie sauve.
LOLISE.
La vie, Raoul! Oa nous laine la vie!... Raoul, mais détourne donc celle épée... Cosl notre enfant qu'elle menace... ieil- ameh* !'t : p<i« «k* msln» d« iUoul. — ■ A Cari**.) Rclevez-VOUS, monsieur.,
CARLOS, *e reJmant.
Enfla!
CARLOS
Si vous ne cédez pas, vous êtes perdu!
RAOUL
Non! non!... Une telle infamie ne s'accomplira pasl... Tottl le monde sur le pont! ., (fou* 5 * sfatoin «i<* Mtdsb.) Il n’y a pas ici que des bandits et des révoltés!.. A moi tout ce qui porte un nom français, tout re qui a le sentiment do l'honneur et le respect du pavillon! à moi, mes fidèles!
CARLOS
A moi, tous ceux qui veulent de l’orl (U|>tu* çraaJc partie déliai-
pjje encoure Carlo». Qælipie* mitrloU «•ulfwcM i« rnajtnl denirre le npiniar.)
Comptez uos forces, monsieur de Lascours !
RiOl'L.
Qu’importe Io nombre!... En avant!
RAOCL, limt wn <*pée.
Malheur & toi, d'abord I
CARLOS
C’est ce que nous allons voir! (ti aUi a» poi B ».îr.tei r/uoco .r ua k»»]
m R.oul. Contai Jr» iis nutrlnA* »»« le» tinEt.qiilUe.V'oIlr». Birsh*. cWfcod la Ii«»le SUo, oa l'amrtie de *r» Lia» r» on le telle jur ite.ni, | P | wn |. |, 0 C o«nlai «I A l'iTitii»te Je» reWItex. Rac-til ctCtrlo» tulle» encore A l'a«aut.»cèoe. ) RAOCL.
L’artno„de l’assassin contre l'épée du gentilhomme! allons, (u es perdu I
CARLOS
Pas encore!
RAOCL.
Tiens ! in I* renverte et lui arrache uni poignard.)
CARLOS
A l’aide ! (Sw partisan» acconrctit, Raoul lui met »o« ëpée nu U Boi, e.) RAOCL.
Si vous faites un pas, je le tue!
CARLOS
Médoc ! l’eufant! l’enfanll...
LE MAITRE mARPENTIEB.
Voici I (il Oc» Marth» du» «« bru et b balance au-deua» de, M,.)
RAOUL
Ab!
CARLOS
Rico riposté, o ‘est-ce pas?... Sa vie pour la mienne I
LOLISE , allant prendre *wi eul.ui ijcc Vlc’iloc loi abandonne.
Ah! ma fille! j’ai tna Qllel
RAOCL.
Malheureuse I tu nous as perdus! No faut-il pas notre mort pour ofTaccr toute trace «k* leur crime!
Vous vous trompez, monsieur; entre gens comme il faut on n’a pas besoin de papier timbré ni de notaire! Et maintenant, romcrades, mettez à la mer la yole du capitaine.
RAOCL.
Que voulez-vous faire?
CARLOS
Je vous ai promis la vie sauve el je vous lu donne; mais vous comprenez, monsieur, que nous no pouvons plus habiter ensemble; il y a eu brouille enltx* vous cl l'Uranie; donc, il y a furcémcnl Jivorcc... La yole est cxrcllcnlc el garnie de provisions pour un mois; j’ai même eu lallcnt on d’y mettre votre fusil, afin que vous puissiez tirer quelques oiseaux pour vous distraire... par exemple, vous serra obligé de vous passer de bousstlc Bon voyage donc, cl, comme diseut vos rois, que Dieu vous ait en sa sainte et digne garde!
RIOCL.
El je ne l’ai pas tué ! Louise ! Louise ! ils nous abandonnent sur l’Océan! Et pour loi, pour Marche, ce n’est plus seulement la mort, c'est la plus horrible des agonies!
LOLISE.
Que dis-tu, Raoul?... Mais je ne sais rien! je ne veux rien savoir! J'ai ma tille, j'ai ma fille !
CARLOS
Qu'on les emmène I •
RAOCL.
Infâmes! infâmes]... (on t»< entrain» «mm i»* trois.) Tuez-moi ! tue.v moi donc! mais épargnez du moins ma femme et mon enfant.