‹ La prière des naufragés [microforme]Chapitre 32 sur 43 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LES MÊMES, HORACEw

Le Coure.—Comme vous venez tard.

Horace.—dJ'ai eu ce matin une audience de son altesse.

Le Coure.— Vous avez vu le régent ?

Horace—Oui, monsieur le comte, et j'ai reçu l'accueil le plus gracieux.

Le Coure.—Il vous a parlé sans doute des bontés dont il nous comble.

Horace.—Non, car, il y a une heure, son altesse ignorait encore que vous fussiez en France.

4 min RÉ

ne

D'Anras (à part),—Diable !

Le Gomre.—Est-ce possible ?

Honace.—Elle l'a seulement appris par moi et par la lettre que vous lui avez adressée,

Le Coure (à d'Antas)—Mais alors, monsieur, ce que vous m'avez dit.

D’ANras—Ce que je vous ai dit, monsieur le comte...

Le Couwre.—Eh bien ?

D'ANras—Je m'exécute de bonne grâce, monsieur, et j'avoue... que je vous trompais.

Le CouTe.—Ainsi, cette maison, ces domestiques ?.…

DANras.—Tout cela m'appartient.

Le Coure.— Si puissant que vous soyez, monsieur le marquis, vous ne refuserez pas l'explication de votre conduite.

D'Anras.—C'est trop juste. j'ai été touché des malheurs d'Ogarito ; je lui voulais du bien, et prévoyant que votre fierté refuserait mes bienfaits, je vous ai caché la main qui vous les prodiguait. Puisqu'aujourd’'hui le secret est dévoilé, permettez-moi de vous faire connaître mes intentions. Ma proposition n'aura, je l'espère, rien de blessant pour vous. J’offre à Ogarito de l’adopter comme mon fils; n'ayant pas d’héritiers, je le ferai légataire de la plus grande fortune de France.

OGar1Tro.—Ogarito ne veut rien devoir au marquis d'Antas.

D’ANraAs.—Ce n’est pas seulement mon amilié, ce sont des trésors immenses, c’est in pouvoir sans bornes que je vous offre.

OGariro.—Ogarito refuse, ta richesse, ton pouvoir, ton amitié !

— Lans

JE Coure.--Maintenant, monsieur le marquis, je ne vous dis pas de quitter une maison

moi qui vous appartient, c'est à nous d'en sortir les premiers.

eur, D'Anras.—Je me retire, Réfléchissez encore, monsieur le comte, et si quelque jour, le mal leur heur vient frapper à votre porte. appelez-moi, je serai toujours prêt à vous tendre cette main à qu'on repousse aujourd'hui. (/£ sort.

âce, . SCÈNE V1. F CSs-

LES MÊMES, éæceplé D'ANTAS "à yez, Luciex.—Horace, il fudra revoir le régent. Ga: pas Honace.—Oui, ov:; m0: ce qui presse le

plus, c’est de quitte celte n'aison. Je vous en ché ai trouvé une autre. e! j'ai pis pour vous sel- 168, vir un brave garçon sur l:quel je suis sûr v mes qu’on peut compter. <orme j'avais prévu ce "ous qui arrive, je lui ai fait promettre de venir crel avant une heure; il ne peut tarder mainte- On- nant.

DTA, Le Cowre—Merci, mon cher Horace; j'ai fre encore des amis à la cour, et je vais leur écrire sr pour obtenir par eux l'appui de son altesse. à au SCÈNE VII.

dl LES MÊMES, BABILAS.

Jou- BagiLas, — Pardon, excuse, la compagnie,

j' viens prendre les ordres de monsieur... (Aper-

ton cevant OÜgarito) Ah! ciel de Dieu! ah! Dieu

du ciel!

Die

Horace. Quoi donc ?

BaBiLas. C'est que.

ien le bonjour, Monsieur..

Saints du Paradis ! vous comme moi, un brick qd vré des glaces et d HORAGE.— A

… MAIS no

avez donc trouvé

anois qui vous a déli-

es ours blanches ?..

qui donc CrOÿez-vous parler ?

BaBizas.— A qui? mais au Capitaine de

Cours,

LE COMTE — Vous l'avez connu ?

ABILAS—J’crois bien |

AUCIEN ET OGariTo.

Horace. Où ee

ABILAS. A borq de l'Uranie, où mousse et matelot, Pour vous servir.

E COMTE. Mais, mon ami, le ‘asCOurs est mort

ABILAS.—Mort 1.

AU’Ça quand je lai c autant r J'devine.

Las-

J'ai été Capilaine de

Au fait il était

ONNU, il ne peut pas ajeuni en quinze : IS, J'Y suis, + CESE son fils. ( Vous êtes...

lons donc dise D et vous n rait mal

Z pas ?.. Al- VOUS Connais bien, moi, e repousser. Ça se- » Ça serait bien mal, monsieur Robert, Robert 1... Qui à pro.

* Robert! on m'appelait ainsi quand j'étais tout enfant... C'est Je nom... ah ! * , Ma mère !..

re, j'sais p vol'père, z le nez et

Pas Connue, mais

quand vous me tirie celle-là s

peu plus lono

‘estée un appeliez votre

n, Mais oui!

. Sauvé ! vivant !..

Le ect]

oui !..

ant!

Trouvé . déli-

ler ?

”] Las-

GE me

gros chien de Terre-Neuve, quand vous me faisiez aboyer.… Et à c’theure, vous me Trepoussez,"moi, votre pauvre...

Ocariro—Attends ! attends! Babilas, n’estce pas ?

BasiLas.—Il m'a nommé !

Ocariro.—Ah ! la nuit se déchire !.. j'ai retrouvé mon enfance !... Oui, Babilas! (Babilas aboie : Ogarito l'embrasse.) Oh! parle-moi, parle-moi de mon père !.…

Banizas—Excusez, excusez... c'est que je flageole un peu sur mes vergluss.. et puis j'étrangle, voyez-vous... Enfin, j'vas faire de mon

mieux.

Le Cours.— Remettez-vous, remeilez vous,

mon ami.

BamiLas.—Oui, capitaine. Ah! excusez, mon bon monsieur... mais C’est que l'émotion... la joie... je. (A Ogarito.) Tenez, pour que je puisse parler, faut que je vous rembrasse !

(Il l'embrasse.) Ah! ça va mieux! Nous approchions donc du Mexique, et je venais de chanter La riti… Vous vous rappelez ben aussi c'tair.là ?.…

Ocariro.—Continue.….

Basizas.—Alors, pour lors, v’là qu'un gredin pousse l'équipage à la révolte... Votre brave père l’empoigne, le désarme, le renverse. et dame... il allait l'embrocher, quand un autre

-$ -- gueux vous saisit et menace de vous jeler par-

dessus le bord.

Ocariro.—Oui, je me rappelle cela... Et c'est à mes supplications que mon pre arrêta son bras prêt à frapper. Je crois le voir encore. Oui, je me souviens de ses traits !.. O mon père! mon père! je vois encore voire déses-

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