‹ La prière divine, le PaterChapitre 15 sur 85 · Jekkm ; cap., xxiii · texte numérisé non relu

Jekkm ; cap., xxiii

34 l'habitation de dieu

je déploie mes ailes pour m'enfuir jusqu'aux extrêmes limites des rivages habitables, c'est ta main qui me conduit, c'est ta droite qui me saisit ^w Tous les êtres ont besoin de lui, tous les êtres l'appellent. Il faut qu'il les voie, qu'il les gouverne, qu'il leur conserve l'existence ; sans cela, plus d'ordre dans le monde, l'unité disparaît, toute beauté s'efface, l'être se disperse et se fond, il n'y a plus rien.

Dieu est partout, tout entier partout. Il ne se divise pas ; ce ne sont pas les espaces qui le saisissent et le contiennent ; c'est lui qui saisit et contient les espaces, et au lieu de dire qu'il est partout, il est mieux de dire avec l'Ëcole, qu'il est le partout lui-même : Deus minus est uhique quant ipsum uhique. — a Tout vit, tout se meut, tout existe en lui, dit l'Apôtre : In ipso enim vivimus et movemur et sumus 'K » S'il en est ainsi, pourquoi dire en l'invoquant: « Père, qui êtes dans les cieux»? — Écoutons la réponse de saint Thomas : « On dit que Dieu est dans les Cieux, non pour assigner un lieu corporel à sa présence, mais pour nous donner, par une image, une haute idée de son éminence : Dicitur qui es in cœlis, non pro corporali loco, sed propter eminentiam ^ — Ajoutons que ces mots de la prière

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