CHAPITRE XX
Comment l'âme chrétienne doit recevoir le pain quotidien de la sainte Eucharistie .
La réfection de notre âme, comme la réfection de notre corps, est soumise à des conditions de vie et d'activité vitale, qui en font un acte salutaire et nous en assurent le plus grand bénéfice 299
I. — Préparation. La nourriture doit être assimilée par un organisme vivant : il faut donc que l'âme vive de la vie de la crrâce. Malheur de la commu-
•i9.S TABLE ANALYTICJUE DES MATIÈRES
iiioli sacrilôge. — Approchons de la communion avec foi, avec humilité, avec repentir, avec confiance, avec désir, avec amour. L'efficacité de la nourriture sacramentelle dépend de nos dispositions 29î>
IT. — L'action de grâces est, ici, une fonction vitale ; en même temps qu'un devoir de reconnaissance, c'est la digestion de l'aliment divin. Il faut donc nous recueillir, exprimer notre reconnaissance, offrir un don, c'est-à-dire nous-mêmes en nous rappelant que la reconnaissance nous engage à d'inévitables immolations, prier pour nous et pour ceux que nous aimons, demander, continuer notre action de grâces par notre conduite tout entière. . 304