‹ La prièreChapitre 103 sur 136 · Piilsanli aperielur. (ibid · texte numérisé non relu

Piilsanli aperielur. (ibid

VOUS demanderez avec foi dans la prière, vous le recevrez » i. C'est-à dire : « Si vous ne comptez pas assez sur ma miséricorde comptez sur ma parole ; je vous la donne ». Nous voilà donc armés contre lui, de son infaillible véracité, car s'il nous était jamais possible de constater qu'une prière bien faite fût inefficace, nous pourrions lui dire : « Vous nous avez trompés, vous vous êtes déshonoré, vous n'êtes plus notre Dieu » .

Le miséricordieux penchant de Dieu, sa parole, son honneur, n'est-ce pas une garantie suffisante des forces de la prière ? — Que nous faut-il de plus ? — Cependant, si nous nous arrêtions ici, nous ne connaîtrions des raisons qui nous expliquent Tefflcacité de la prière, que les plus faibles, si fortes cju'elles soient pai- elles-mêmes ; car il est une raison suprême, une raison que nous ne pourrions concevoir, si nous n'étions pas obligés d'y croire : c'est que Dieu, lui-même, prie avec nous.

Oui, Dieu prie avec nous, non pas, dans ce sens large qu'il nous excite par sa grâce, nous inspire et nous met aux lèvres sa parole, comme nous l'avons vu précédemment ^ ; mais dans ce

1. Omnia quœcamque pelierilis in oratione credenies accipietis. (Matth., cap. xxi, 22).

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