‹ La prièreChapitre 102 sur 136 · SuMM. Theol., I» P., qucest. xxi, a. 3, c · texte numérisé non relu

SuMM. Theol., I» P., qucest. xxi, a. 3, c

quand cet homme, pour mieux gagner noire confiance, veut bien s'engager envers nous par une solennelle parole, nous osons nous promettre l'infaillible réalisation de nos désirs ; pensant avec raison que lors même que la conscience de ce^ homme fléchirait, il craindrait de s'avilir aux yeux de tous, en trahissant son honneur ; car l'honneur est le pain quotidien de notre vie publique ; voilà pourquoi nous en sommes si jaloux.

Certes le sentiment de l'honneur, le respect de sa parole, est infiniment plus profond en Dieu, que chez les plus nobles et les plus fiers hommes de ce monde ; nous n'en pouvons pas douter un seul instant. Si donc II s'est engagé d'honneur, en nous donnant sa parole, nous pouvons plus que jamais compter sur lui. Or, c'est un fait certain que Dieu s'est engagé, à l'égard de l'humanité priante. Il pouvait ne nous rien promettre, mais il a promis. Il nous a dit, ou plutôt, il nous a fait dire par son propre Fils : « Demandez et vous recevrez '. — Oui demande, reçoit "-. — A qui frappe à la porte de son cœur bienfaisant et miséricordieux. Dieu ouvrira ^. — Tout ce que

1. Pelile et aecipietis. (JoAN.,'cap., xvi, 34). '2. Omnis qui petil accipit. (Matth., cap. vu, 8. — Luc, cap. xi 10).

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