‹ La prièreChapitre 116 sur 136 · JOAN., cap. XVII · texte numérisé non relu

JOAN., cap. XVII

2. Jésus prorjressus pusillum, procidil in faciem suant orans el dicens : Paler mi ! si possibile est, Iranseal a me calix iste ; verunilamen non sicul ego volo, sed sicul lu. (Matth., cap. XXVI, 39).

l'orante divin 401

Il était auprès de Jérusalem, au-delà du torrent de Cédron, un jardin solitaire où croissaient des oliviers, qui, selon les légendes populaires, avaient vu la gloire, entendu les chants du saint roi David. A l'ombre de ces vieux arbres, Jésus pendant sa vie apostolique, venait fréquemment s'asseoir pour s'entretenir avec les siens du mystère du royaume des cieux. Avant de mourir, il veut prier encore dans ce lieu béni, et, prenant avec lui ses disciples les plus aimés, il s'avance jusqu'à l'endroit où l'ombre est plus épaisse et la solitude plus profonde.

Il avait dit autrefois : — « Quand vous prierez votre Père, que ce soit dans le secret : Tu aiitem, CLim oraveris, ora Patrem tuiini in abscondito » 1 ; et lui-même, fidèle à son propre conseil, il cherche le secret. Il n'emmène avec lui que trois de ses disciples, et encore, s'en sépare-t-il bientôt pour se retirer dans une grotte solitaire. — Pourquoi cela ? — La prière est-elle une faiblesse qu'il faille cacher à tous les yeux, et Jésus-Christ, notre maître, nous donne-t-il une

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