ROUEN
Rouen, 30 Janvier 1906.
Mon très Révérend Père^
C'est votre honneur cVavoir été, à ta fin du XIX^ siècle, un des hérauts tes ptus éloquents de la doctrine Catholique. Pendant de longues années, vous avez consacré à cet apostolat le beau talent que Dieu vous a départi, et les saintes générosités d\in caractère aussi sûr qu agréable. Vous avez ainsi élevé un monument. Vos Conférences sur /e. Credo illustreront avec précision, dans une langue qui rappelle les maîtres, tous les aspects du dogme chrétien. Vous ressentez aujourdhui les fatigues de ces grands et glorieux travaux. Mais si votre voix tombe, votre ardeur
VI LETTHE DE MGR FLZKT A L AUTEUR
ne sU'leint pas. }'oiis l'ous imposez d'autres laheurs pour continuer votre enseifjnement. Vous tirez de votre trésor les notes que vous avez accumulées au cours de votre carrière, vous les assemblez., vous y ajoutez des pensées nouvelles, Nova ctvetera, et, toujours apôtre, vous en composez des ouvrages qui fortifient la foi, hélas ! tant combattue de nos contemporains. Presque chaque année, vous leur présentez de la sorte un nouveau livre.
Cette année, c'esl un traité sur la prière que vous leur offrez. Traité est le mot exact, quoique rien ny soit d'apparence didactique. Toutes tes faces du précepte, toutes les raisons qui le justifient, toutes les objections d'hier et d'à présent — ce sont perpétuellement les mêmes — y sont résolues; toutes les formes quil peut revêtir y sont exposées: adoration, demande, action de grâces, prière individuelle et prière publique, prière d'office, prière mentale et prière vocale.
Viennent ensuite vos beaux chapitres sur la préparation, les qualités, l'objet, le temps, Vefficacité de la prière. Oui vous lira avec attention, ne sera pas loin de connaître la théologie entière sur ce sujet.
Traité, et cependant livre rempli d'éloquence.
On retrouve l'orateur dans la clarté de Vordon-