‹ La prièreChapitre 84 sur 136 · Offic. S. Crucis · texte numérisé non relu

Offic. S. Crucis

mencement sur la surface des eaux, couvait les éléments informes du monde, celui qui traçait à l'avance le portrait du Messie, celui qui parlait par la bouche des prophètes, celui qui formait par une chaste opération dans le sein d'une vierge la chair sacrée du Sauveur, l'Esprit-Saint, descendit sous la forme de langues de feu. Il venait donner à l'Eglise, préparée par Jésus- Christ, sa vie publique. En illuminant l'esprit des apôtres, et en leur communiquant la science de la parole, il s'engageait à achever notre régénération spirituelle. Ah ! ne devons-nous pas dire de ce jour ce que disait le prophète : « Voilà le jour que le Seigneur a fait: Hœc est dies quam fecit Dominas » ^. Voilà le jour du Seigneur, le Dimanche, Dominica dies.

Le Dimanche appelait à lui le sabbat. La création, restaurée et complète, tendait à se confondre avec les grands mystères de notre régénération dans l'embrassement du même jour et des mêmes heures. Mieux que Moïse, l'Eglise pouvait nous dire : « Voilà votre monument : Habebitis dieni hune in moniimentiim » ^. Les peuples fidèles à leur gloire célèbrent par des fêtes les jours de leur origine et de leurs

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