Ibid., cap. iv
régulier, est l'image réduite de la vie entière, et Dieu en brise l'austère monotonie par une station pleine de douces promesses, station qui elle-même n'est que l'image réduite d'une solennité sur laquelle le soleil ne se couchera plus. En profitant du bienfait, lisons la prophétie.
Nos six jours sont remplis de fatigues, de sollicitudes, de tribulations ; mais au crépuscule du dernier jour, l'Eglise nous annonce pour le lendemain l'aube d'une journée plus tranquille. Des voix aériennes pénètrent jusqu'en nos demeures et chantent à nos cœurs chrétiens ces suaves et consolantes paroles : « Soyez prêts, le Seigneur approche : Eslote parati, Dominus prope est » ; ainsi au déclin de la vie et au crépuscule des siècles, les anges répandus dans l'espace inviteront l'humanité à la fête éternelle : voici que l'époux arrive, diront-ils ; humanité, qu'il a purifiée dans son sang, sors des tombeaux et va au-devant de lui : « Ecce sponsus venit ; exile obviam ei » ^.
Le dimanche est venu ; Une voix crie du fond du tabernacle : — « Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids du travail et de la douleur, et je vous restaurerai » ; ainsi, pour la fête éternelle, la voix du même Christ dira à ses