Lipsius, AAG., I, p
5. Lightfoot, op. cil., p. 32, remarque que cette « grande multi-
supplices et leurs tourments, qu'ils ont souffert du fait de l’envie (dx Cnhos), ont dressé un exemple admirable parmi nous (bnéüeryua x& A Arotoy &yévoyro Ey niv). Par l'envie, des femmes, les Danaïdes et les Dircés (Auyaides xal Aioxa) ont souffert des supplices cruels et inouïs; elles ont eu le courage d’atteindre le but dans la course de la foi et, quoique faibles de corps, elles ont reçu la noble récompense. » C’est là, évidemment, le passage capital : on voit dans le dernier trait une allusion aux horreurs dont les jardins de Néron furent le théâtre en juillet 64, et on raisonne : Clément rappelle le drame de 64; il rapproche des victimes qui y succombent les deux Apôtres (roûrots rois avèoästy), par l’expression très nette « a été agrégée » (suynüooisün); donc Pierre et Paul ont péri dans la tourmente, et « parmi nous » (éy fuiy) signifie Rome. Les Apôtres, les Danaïdes et les Dircés forment, dans la pensée de l’auteur, un seul groupe; «ensemble ils ont été pour les Romains, parmi eux, (év nuiy) un grand exemple de courage‘. » Ce raisonnement est spécieux; il appelle pourtant plusieurs observations, qui ne lui sont pas favorables. D’abord Pexpression « les Danaïdes et les Dircés » est si peu claire que nombre d’érudits ont soupçonné une corruption du texte et en ont proposé diverses corrections?. Néron s’est montré fort cruel à l’égard des tude » (rod rAñfos) est l’exact équivalent du multitudo ingens de Tacite, Ann., XV, 44; l'expression est en soi assez peu caractéristique pour que l'observation n’ait guère de portée.