Marquardt, Le Culte, IT, p
2. Sermo 82, in natal. apostol.; cf. Erbes, Todestage, p. 39.
acquis; c’est à savoir qu’en 258 les corps de Pierre et de Paul sont vénérés à Rome dans la crypte ad Catacumbas, sur la voie Appienne. Si l’on songe qu’il se trouvait au voisinage presque immédiat de cette crypte au moins deux cimetières juifs’, et si l’on n’oublie pas que, mis à part le fameux texte de Caïus sur les trophées, qui n’a pas le sens qu’on prétend si souvent lui donner, personne ne peut citer une attestation de l'existence des tombeaux des Apôtres avant cette date de 258, on en vient à se demander si ce n’est pas seulement à cette époque que les deux corps ont été découverts et si la fête du 29 juin n’est pas primitivement la commémoration de cette découverte. J'avoue que je suis tenté de le croire’. Quelque « révélation divine, » comme il arrive dans les pieuses histoires des hagiographes, aura fait retrouver les reliques saintes dans la cachette où elles étaient censées reposer depuis le jour du supplice. Le lieu ad Catacumbas était bien choisi pour y chercher les précieux sarcophages ; en supposant qu’ils n'y fussent pas, ce que j'accepterais sans peine, les chrétiens qui les ont cependant rendus à la piété de leurs frères ne sauraient être pris pour des imposteurs; il n’ont péché qu'envers la critique et c'est bien peu de chose; et ils ont été, les premiers, dupes de leur pieuse crédulité.
Peut-être convient-il, pourtant, d'établir quelque différence entre les restes de Paul et ceux de Pierre :