Von Dobschülz, Probleme, p
jour-là, on peut dire que la parole qu’un interpolateur du 1 siècle placera dans la bouche du Christ pour honorer le grand Apôtre galiléen, est d'avance accomplie! :ila fondé l’Église ; la foi s’est appuyée sur lui, comme sur un roc inébranlable. Mais aussi, à partir de ce moment, son grand rôle est fini; il passe au second plan et le silence des Actes sur lui, dans leur seconde partie, répond à une réalité; c’est Paul qui devient la véritable tête de l’Église; c’est lui qui la conduit où il faut qu’elle aille pour vivre; c’est lui qui l’inspire dans l’élaboration encore incertaine de sa règle de foi. Et dans ses communautés, qui distancent vite, par le nombre et la richesse, le petit groupe des fidèles de Jérusalem, il exerce une autorité quasi absolue, paternelle sans doute dans la forme, mais despotique dans le fond; celle qu’il puise dans sa dignité d'Apôtre®. Il en va de même assurément de chacun des Douze qui porte l'Évangile hors de la Ville Sainte. Pierre, dans ces divers groupes de chrétiens, venus pour la plupart de la gentilité, mérite le respect dû à l’un des Apôtres, au compagnon aimé du Maître; nul doute qu’on ne le lui accorde; il n’a droit à aucune obéissance et surtout il ne saurait prétendre à prendre le pas sur l’Apôtre par qui la vérité a été apportée dans le pays, par qui la communauté a été fondée’. Aucun autre lien que celui de