Actes XXVIII
2. C'est, par exemple, l’opinion de Van Manen, Rome (Church), $ 4; mais il ne croit pas à l'authenticité de l’Epître aux Romains. À son jugement (Romans (Epistle), ap. Enc. bibl., $ 19 et ss.), notre épître n’est pas une lettre adressée à une Eglise déterminée, mais a tractate, a book to be read alond at christian meetings, a piece to be read in Church (Kirchliches Vorlesungsstück), or homily ; l’auteur n’est pas Paul, mais un simple compilateur, paulinien cultivé et d’ailleurs de bonne foi, d’origine grecque probablement et peut-être d’Antioche, sans qu'il soït possible de préciser sur ces divers points; il écrit vers 420. Il suffit de lire la lettre pour voir surgir les objections contre cette thèse, Cf. Jülicher. Einleit"., p. Setss.
s’oppose à cette conclusion; antérieure de plusieurs années à la venue de Paul à Rome, elle s’adresse évidemment à une communauté constituée et où luimême n’a pas encore paru‘. À moins que de réjeter ce document comme inauthentique, ce que peu de critiques osent faire aujourd’hui, on ne peut croire à la légende de la fondation de l'Église de Rome par S. Paul.
IT. Reste Pierre. Pouvons-nous penser, comme on le répète généralement à la fin du u° siècle, qu'il a fondé l'Église romaine? Calliste, semble-t-il?, et sûrement Hippolyte’ considèrent déjà que l'évêque de Rome est assis dans la chaire deS. Pierre et non dans celle de Pierre et de Paul; il en faut, je pense, conclure qu’ils n’attachent qu’au seul Pierre la qualité de fondateur. Les affirmations du même genre se multiplient, aurn° siècle‘ et bien qu’à vrai dire on puisse peut-être distinguer entre l'établissement de l'épiscopat et la prédication de l'Évangile, et penser que Pierre a seulement organisé, ou, si l’on veut, consacré par sa présence et son enseignement, une Église dont il n'aurait pas jeté Les premiers fondements, il paraîtévident, qu’au début du int siècle, on accepte en quelque sorte officiellement, dans la communauté romaine, que la foi a été implantée dans la