Actes XXVIII
4. Actes XXVIIL, 17 et ss. On a supposé, pour expliquer cette étrangeté, que la première communauté romaine sort de la prédication de disciples de Paul qui ne cherchent pas à agir sur la syna-
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Enfin, le dernier verset des Acfes nous représente Paul préchant dans la Ville « le Rovaume de Dieu et enseignant les choses qui regardent le Seigneur Jésus’. » On pourrait donc à la rigueur penser qu’il n’a trouvé à Rome que quelques fidèles non encore organisés en communauté, qu’il a augmenté leur nombre et les a groupés, qu’en ce sens il a véritablement fondé leur Église’. Mais l’Épitre aux Romains
gogue et sèment l'Évangile seulement parmi ses prosélytes, suivant le procédé de leur maître, quand les Juifs l’ont décidément repoussé. Mais c’est là une conjecture invérifiable et qui, au reste, ne suffit pas à expliquer cette complète ignorance de la prédication chrétienne que les Actes prêtent à la synagogue; ses prosélytes n'ont pas été convertis sans qu’elle s’en doute. Je ne crois pourtant pas absolument impossible qu'il ait existé à Rome, au début, deux communautés; l’une judéo-chrétienne, l’autre paulinienne. Lightfoot, AF?, P. I, I, p. 67, 68 et n., considère cette hypothèse avec faveur; elle lui paraît propre à lever la difficulté qui sort de l’affirmation que Pierre à eu pour successeurs, sur le siège romain, à la fois Lin et Clet, il faudrait voir en eux les chefs des deux communautés. Malheureusement, le seul appui que l’on trouve pour soutenir la conjecture semble bien fragile : Const. Apost., VII, 46: râc dè ‘Poualwv éxxAnoias Aivoc pèv 6 KAavdtés, mp@ros dd Ilathou, Kfunç dÈ era Tdv Alvou Bdvarov dm’Euod ITérpou Gebrepoc xeyetpoTOVNTaL. Peut-être, cependant, le passage de Phil., I, 12-20, où Paul parle de ceux qui prêchent — à côté de lui, semble-t-il — dans un esprit de contention contre lui, confirmerait-il aussi l'opinion de Lightfoot.