Harnack, Chron., I. p
2. Chron., ad ann., 2 Claud. (42 ap. J.-C.). La version arménienne (p. 268 de l'édition Aucher) donne, au lieu de cette date, la 3° année de Caïus (de mars 39 à mars 40); j'incline, avec Harnack, Chron., 1, p. 241, à croire à une erreur de copiste dans le texte arménien plutôt qu'à une correction de S. Jérôme dans sa traduction latine, car personne, à notre connaissance, n’a jamais fait durer 28 ans le séjour de Pierre à Rome. Il convient d’ailleurs de remarquer qu'Eusèbe lui-même, en HE., II, 14, 6, confirme le texte de S. Jérôme, en plaçant l'arrivée de l’Apôtre dans la Ville « tout au début du règne de Claude. »
3. Je rappelle qu’on donne le nom de Chronographe de 354, à l’auteur anonyme d’une compilation, qui, entre autres documents, contient le calendrier officiel de Rome, écrit en 354, de la main de Philocalus (c’est le Catalogue philocalien, dit aussi libérien, parce que Libère est alors évèque de Rome). On trouve quelquefois l'expression Chronographe de 334, parce que la Chronique universelle, qui se trouve également dans la compilation, porte cette date. Cf. Bardenhewer, Les Pères, II, p. 312.
4. Duchesne, Liber pontificalis, I, p. 3. L'inspirateur de cette assertion a longtemps passé pour être Hippolyte, qui dressa une liste des évêques de Rome en 235; on en doute aujourd’hui. Cf. Bauer, Die Chronik des Hippolylus, Leipzig, 1905, in-8, p. 156; Turmel, Hist. du dogme, p. 15.
tée, il est vrai, d’une manière plus ou moins large, qui fait fonder l’Église de Rome par Pierre’. Les arguments dont ils cherchent à fortüfier leur conviction ne semblent guère solides. « Il est à remarquer, écrit l’un d’entre eux?, que fréquemment les sarcophages représentent S. Pierre emprisonné et abiit in alium locum, disent les Actes, après le récitde sa délivrance ; cet autre lieu ne serait-il pas Rome? » Pourquoi ne serait-il pas aussi bien Antioche, Babylone ou tout autre ville ? Pour songer à Rome, il faut être déterminé, par d’autres documents, à croire que Pierre s’est rendu dans la Ville vers cette époque. Il est ar
bitraire d'avancer‘ que l’auteur des Actes a prétendu cacher, sous une désignation volontairement vague, l'indication très précise qu’il ne voulait pas dévoiler‘.
1. Par exemple De Smedt, Diss., I, p.43 et Kraus, HE., I, p. 84: voir aussi Provenaz, S. Pierre, p. 50 et Jacquier, Hist. des livres du N. T., l°, p. 227; Rinieri, S. Pietro, p. 201 et ss.; 216 etss; 369 et ss.