‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 69 sur 221 · Marucchi, Archéol., I, p · texte numérisé non relu

Marucchi, Archéol., I, p

3. Allard, Hist. des pers., [?, p. 15-29. L'auteur va un peu loin lorsqu'il croit trouver en Justin, Dial. c. Tryph., 17, la preuve que les Juifs de Jérusalem envoient à Rome des émissaires contre l’Apôtre; voici, je pense, le texte visé par M. Allard : où pévov où uetevoñoute êp’oic mpdbate xaxots, GAÂG dvôpas ÉxkextoUc &mo ‘Iepaucaknu éxkefauevor vôte éfeméubure ele mäcav Tv YAv héyovtas alpeoiy &eov yorstiav@v mepnvévas, x. t. À. (Non seulement vous ne vous êtes pas repentis de ce que vous aviez fait de mal, mais encore vous avez désigné des hommes choisis dans Jérusalem et vous les avez envoyés par toute la terre, pour annoncer qu'une hérésie impie, celle des chrétiens, avait paru, etc.). Rien n'autorise à penser que Justin songe particulièrement à Rome et à Pierre, encore moins qu'il suppose Pierre à Rome.

4. Clemen, Ist Petrus in R. gesw., p. 407 : … «warum dann diese verblümte Beseichnung ?

Pourquoi n’aurait-il pas dit que Pierre était allé à Rome ? Quelle raison avait-il de le cacher ? N'est-il pas plus simple et plus prudent de penser que l’auteur des Actes sait seulement que l’Apôtre a quitté Jérusalem où il ne se sent plus en sûreté après sa fuite de la prison, ou qu’il ne s'intéresse pas spécialement au lieu de son refuge ? Mais, dit-on encore!, l’Église à laquelle s'adresse l’Épiître aux Romains, de Paul, paraît dès lors « parfaitement organisée. Ce ne peut être que l’œuvre d’un Apôtre; car la fondation d'une Église, à Rome, au centre de l’Empire, était chose trop grave pour qu'on l’eût abandonnée au hasard. Mais, entre tous les Apôtres, Pierre seul peut revendiquer la gloire d’avoir le premier, prêché l'Évangile à Rome... Peut-on supposer qu'il n’ait point eu à cœur d’implanter le christianisme... dans la capitale du monde connu ? » Ce sont là suppositions purement gratuites et elles ne prennent quelqu’apparence de solidité que si on les appuie d’un anachronisme, c'est-à-dire si on prête au monde apostolique les préoccupations qui seront celles de l’Église catholique consciente de son unité et de son organisation, si on attribue à Pierre les soucis et déjà la politique d’un pape. Je ne crois pas non plus qu’il y ait lieu d'accepter la tradition en cause parce qu’elle paraît liée au pontificat de 25 années, que Pierre est censé avoir exercé à Rome et qui se trouve attesté par le Catalogue libérien, la Chronique d'Eusèbe, S.

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