Pline, Hist. nat., VI, 26, 132 : ad solitudinem rediit
Lucien : « Babylone est... entourée de tours et elle s'étend sur un espace immense; bientôt on la cherchera dans ses ruines, comme Ninive!. » « Les Sophistes en font un thème de déclamations : le type de la grandeur tombée?. » Le voisinage de Séleucie la vide d'habitants et la repousse au désert®. Il serait imprudent de prendre de semblables allégations au pied de la lettre; elles sortent, et c’est naturel, d’une comparaison entre la décadence de Babylone et sa splendeur jadis si vantée. Nous savons que sous Artaban IT (12-42) la ville est encore le chef-lieu d’une satrapie*, ce qui lui suppose au moins une certaine population. D'autre part, plusieurs textes corrigent un peu l’impression que nous donnent ceux que nous venons de citer : Strabon nous dit seulement que Babylone est « déserte pour la plus grande partie’, » ce qui n’est pas pour nous surprendre et Diodore confirme Strabon, en écrivant qu’une petite partie de la ville est encore habitéef. Prenons garde encore qu'après 70 Jérusalem passe pour être ruinée de fond en comble et que pourtant il ne tarde pas à se reformer une Eglise dans ses ruines’; n'est-il pas