à auvnpeofiürepoc xai papruc T@v Toù Xpioro ralnuärwy
2. J.Monnier, La prem. lettre,p. 324,montre bien « que toutes les données de l’épître sont en faveur d'une date ancienne » : attente de
celui dont il empruntait le nom dans un cadre auquel aucune tradition acceptéenele rattachait; sil’épître est datée de Rome, il faut donc supposer que Pierre y est effectivement venu. Acceptons cet argument comme irréfutable et cherchons si la Z Petri est datée de Rome.
La seule indication qui puisse nous aider, nous le savons déjà, se trouve en V, 13 : « La co-élue qui est à Babylone vous salue » (% y BaBuAy ouvexkexth). La Vulgate traduit : Salutat vos Ecclesia, quae est in Babylonia coelecta, et c’est, en cffet, le sens ordinairement adopté. Et pourtant il ne s'impose pas avec évidence. La co-élue (ñ suvexkexti) peut s’entendre d’une femme et, si, comme j'en suis persuadé, ’épitre est l’œuvre d’un faussaire, il ne me paraîtrait pas invraisemblable qu'il ait désigné, sous cette forme un peu ambiguë, à côté de Marc « Mon fils, » la propre femme de Pierre. N'oublions pas que notre auteur connaît les lettres de Paul, qu’il a lu Z Cor.! IX, 5, où l’Apôtre fait allusion à la femme de Pierre, compagne de son mari (aèes\pñy yuyaixx), dans ses tournées d’apostolat; n’a-t-il pas vu dans cette discrète allusion un trait digne d’inspirer confiance au
la parousie; destinataires récemment convertis: allusions nombreuses à l’état d’où ils viennent de sortir, pas de gnosticisme ; Ancien Testament encore bien compris; organisation rudimentaire de l'Église ; optimisme à l’égard des autorités publiques. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d'accepter la date qu’il propose, soit le commencement de 64.
4. Pour établir qu'il connait Z Cor., on peut rapprocher 1 Petri 11, 2 et I Cor. II, 2; I Petri II, 4 et TI Cor. HI, 16 et s., 1 Petri 1H, 7 et ZI Cor. VII, 35; I Petri V, 14 et I Cor. XVI, 20.
lecteur? C’est bien possible‘. Il nous importe d’ailleurs assez peu et notre attention doit s'arrêter uniquement sur les mots &v Bafulwyt — à Babylone. S'agit-il de Babylone de l'Euphrate, de Babylone d'Égypte ou de Rome?
Aucun document, nous dit-on, ne nous montre Pierre évangélisant la région de l’Euphrate; pour rester prudent, il faudrait dire aucun document en dehors de la Z Petri. On ne peut nier qu'a priori Pierre pouvait se sentir attiré par les juiveries de Babylonie, où il retrouvait un milieu, une langue, des habitudes qu’il connaissait bien, plutôt que par le monde grec et par l'Occident latin, où il devait se sentir très dépaysé. Mais, objecte-t-on, l’Apôtre n’a pu aller évangéliser la Babylone de l'Euphrate parce qu’en son temps elle était détruite.
Et l’on avance divers textes qui semblent l’affirmer. « Il n’y a plus que les murs, » écrit Pausanias?. » « Elle est retournée à la solitude, » confirme Pline et?,
4. Zahn, Einl., IL, p. 45 et ss.; Lightfoot, S. Peter, p. 491, s’est efforcé d'établir que le contexte n’est pas favorable à notre hypothèse, il rapproche cuvexhexrà du ’éxkexvotç de I, 1, ce quine prouve rien; le même mot reparaît en Il, 4, en II, 6, en IT, 9, sans prouver davantage ; la présence de oûv dans notre oœuvexhexrà suffit à y introduire une nuance très marquée. Ligthfoot croit trouver une expression parallèle à celle qui nous occupe dans le à mpecéurepos Sxkexrÿ xvpla al vois Téxvous at, de II Johan. 1, où « la dame élue » n’est, à son avis, qu'une personnification des communautés; c’est une opinion acceptable, mais non pas établie sûrement ; elle le serait, qu'il resterait à prouver que 1 Petri V, 13, ne dit pas autre chose que ZI Joh. 1, que à œuvxkexrn et à éxdexrA xunto sont synonymes.
». Pausanias, VIII, 33, 3 : oùdév & Av à mA vetxoc. Il reste pourtant debout, ajoute-t-il, le temple de Baal.