‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 91 sur 221 · J. Monnier, La prem. lettre, p · texte numérisé non relu

J. Monnier, La prem. lettre, p

Babylone-là se trouvait sur l'emplacement du vieux Caire’. Les adversaires de l'hypothèse qui voudrait voir en elle la Babylone de 7 Petri, insistent sur ce que Strabon, en nous la nommant, ne parle d’elle que comme d’un poste fortifié? (gpouotoy éouuvoy) et remarquent que Pomponius Mela, qui énumère, paraît-il, « les moindres villes d'Égypte, » omet celle-là‘; ils disent encore que son premier évêque connu, un certain Cyrus, ne paraît qu'au temps du concile de Chalcédoine, au milieu du v° siècle et ils en concluent qu’elle n’a possédé une communauté organisée et de quelqu’importance qu’assez tard. Je ne nie pas que l'importance de notre Babylone ne soit beaucoup plus grande à la fin de l'Empire qu'au 1” siècle’; il ne me paraît pourtant pas impossible qu’elle ait été dès lors suffisante pour attirer quelques chrétiens, comme elle semble avoir de bonne heure attiré bon nombre de Syriens‘. Le texte de Strabon ne prouve pas qu’il ne s'agisse que d’une forteresse

4. Zahn, Einl., II, p. 19: Dict. de ia Bible de Vigouroux, art. Babylone. Description des ruines ap. A. Butler, The ancient coptie churches of Egypt, Oxford, 1884, 2 vol. in-8, I, p. 155 et ss.

2. Strabon, XVII, 1, 30; Provenaz, S. Pierre, p. 54; De Smedt, Diss. I, p. 9 : quod non erat nisi oppidulum seu statio militaris.

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