‹ La primauté de Pierre et la venue de Pierre à RomeChapitre 93 sur 221 · S. Reinach, ap. Rev. archéol., janv. 1908, p · texte numérisé non relu

S. Reinach, ap. Rev. archéol., janv. 1908, p

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car il nous dit que là réside une des trois légions qui gardent l'Égypte; c’est une raison de croire qu’à l'ordinaire de ces garnisons, il s’y groupait, autour des soldats, une population mélangée, de marchands et de femmes surtout, assez considérable, et, à côté de attestation de Strabon, le silence de Pomponius ne pèse pas très lourd.

Je ne doute pas que les traditions coptes qui font venir Pierre à Babylone d'Égypte, pour y écrire la I Petrin’aient la même origine et tout juste autant de valeur que les tardives traditions syriennes que je rappelais tout à l’heure, ou que les légendes qui donnent Pierre pour compagnon à Bartholomé en Égypte‘; elles nous révèlent simplement le désir, commun à beaucoup d’Églises, de s’apparenter aussi étroitement que possible au plus célèbre d’entre les Apôtres. Rien, nous le savons déjà, ne nous autorise à croire à la réalité d’un voyage de Pierre en Égypte et on peut soutenir qu’elle se trouve exclue par la légende alexandrine qui attribue la fondation de l'Église de la grande ville à Marc; si Pierre était venu en Égypte, pourquoi aurait-il préféré l’obscure bourgade de Babylone à l’illustre cité d'Alexandrie? Il faut donc croire, en conséquence, que l’auteur de la 1 Petri n’a point songé à dater sa lettre d’un endroit où il n’était pas de notoriété publique que l’Apôtre eût séjourné. Cependant une ingénieuse hypothèse de M.S. Reinach mérite de nous arrêter?. La Z Petri

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