L'ORTHODOXIE
maine, mais à Jésus-Christ lui-méine. De là, il était facile de conclure que la primauté qu'ont toujours exercée les Papes, n'était pas une criminelle usurpation, un pouvoir qui avait grandi outre mesure avec le cours des siècles, mais une prérogative divine, légitimement exercée pour le plus grand bien de l'Eglise.
Mais, MM. il n'y à pas que la primauté de juridiction des évêques de Rome qui ait subi de violentes attaques ; leur infaillibilité a été également le point de mire des traits ennemis. On a scruté minuiieusement les actes des souverains Pontifes ; on a fait mouvoir contre eux les grosses machines de guerre, la philologie, la critique savante, l'archéologie ; on a remué ciel etterre pour trouver leur orthodoxie en défaut; on a même fait mine de vouloir confondre leur infaillibihité avec l’impeccabilité, comme si les fautes d’un Pape devaient ternir la pureté de son enseignement, comme si le mauvais exemple était la même chose qu’une fausse définition. L’histoire a été mise à contribution ; et cependant, malgré toutes ces recherches souvent inspirées par la haine, nos adversaires n’ont pu trouver qu’un très-petit nombre de Pontifes qui, suivant eux, auraient enseigné l'erreur. J'espère pouvoir vous dé-
montrer que tous ces Papes, incriminés au sujet de .
la doctrine, n’ont rien erseigné de contraire à la stricte orthodoxie. Nous examinerons d’ailleurs tous les documents sur lesquels on s’appuie-pour formuler ces accusations,
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