VI. — Prime pure ou nelte
Prime brûle ou chargée.
Mais cette prime, telle que nous venons de la déterminer, est une prime absolument théorique, une prestation qui, d'après les calculs tournis par les tables de mortalité, correspond exactement au risque encouru par la Compagnie. On l'appelle prime pure, c'est-à-dire dégagée de tout élément étranger à la supputation du risque, ou tncore prime nelte.
La prime pure ou nette ne doit donc théoriquement procurer à l'assureur ni perte ni bénéfice. Elle doit simplement suffire à payer les sinistres. Mais les Compagnies d'assurances doivent faire face à de lourdes charges, en dehors du paiement des indemnités : elles ont à couvrir des frais généraux d'administration, à rémunérer les capitaux
engagés, à commissionn.er des agents intermédiaires, etc. Pour faire face à ces nouvelles dépenses, l'assureur est obligé !e percevoir de l'assuré une certaine somme, en sus de la prime pure. Ce second élément, qui entre dans la formation de la prime, est désigné sous le nom de chargement ; et la prime pure, ainsi augmentée, devient la prime brute ou prime chargée. C'est cette dernière qui est indiquée dans les tarifs des Compagnies d'assurances.
Comment arrive-t-on à déterminer la somme ou chargement qui vient s'ajouter à la prime pure? C'est là un point que nous ne pouvons pas élucider. Il faudrait pour cela connaître tous les éléments de cette détermination, et la proportion dans laquelle chacun d'eux entre en ligne de compte. Or les Compagnies ne publient pas ces comptes. Elles se contentent de demander une certaine prime sans distinguer quelle est la part afférente à chacune des dépenses prévues.
Connaissant les bases de détermination de la prime, nous allons maintenant étudier les caractères de cette prime et ses évolutions au cours du contrat d'assurance.