‹ La prince-canicheChapitre 8 sur 46 · DE L'ARITHMETIQUE POLITIQUE · texte numérisé non relu

DE L'ARITHMETIQUE POLITIQUE

cien usage veiil que chaque roi des Gobemouches inaugure son règne par Texercice de son plus glorieux privilège, le droit de faire grâce. Voici une liste de quelques menus criminels, voleurs, faussaires, assassins, que nous supplions Voire Majesté de rendre à la liberté.

— Ai-je bien entendu, dit Jacinthe? Vous mettez les assassins parmi les menus criminels I quels sont donc les grands coupables ?

— Les grands coupables, dit le baron Pleurard, ce sont ces hommes pervers qui abusent de leur esprit corrompu pour attaquer la religion, l'Étal, le prince et ses ministres. Un assassin ne fait qu une victime, un paniphlètairc empoisonne toute une génération.

— Fort bien, dit le prince, je m'en rapporte à votre expérience et je signe.

— Sire, reprit Touche-à-Tout, l'usage veut aussi que Votre Majesté scelle de sa propre main ce premier acte de son^ règne, afin de constater qu'au prince seul il appartient d'ordonner. La cire est prête, voici les sceaux. »

Quand Jacinthe eut enfoncé le cachet dans la cire fondante, il regarda l'empreinte, et y vit Timage suivante :

•28 LE PRIKCR-CAMCHE.

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